28 juin 2008
JUIN 1916, le drapeau du 373e R.I. retourne en Corse
Juin 1916,
après presque deux ans passés sur le front des Vosges,
le 373e R.I., vaillant régiment de réserve du 173e R.I., est dissous.
Le 15 juin, ses deux bataillons rejoignent leur dernière affectation,
le 5e, avec l' Etat-Major, se dirige sur Neuveville, devant Bayon,
le 7e sur Roville, devant Bayon
afin de constituer le 3e bataillon du 363e R.I.
et du 229e R.I.,
régiment où le bataillon de complément est particulièrement bien accueilli.
Le colonel du 229e R.I. fait paraître l'ordre du régiment suivant :
"A partir de demain, 16 juin, le 229e aura trois bataillons ; c'est le 373e qui vient d'être dissous, qui nous envoie son meilleur bataillon.
Le colonel compte bien que tout le monde fera un chaleureux accueil à nos camarades du 373e qui, après avoir vaillamment combattu, pendant deux ans, sous les plis de leur drapeau, ont la grande peine de ne pouvoir le mener à la victoire. C'est à nous tous à leur faire oublier cette pénible séparation et à leur montrer que ceux d'Autun se souviennent que Bonaparte est un ancien élève du collège de cette ville et que ce souvenir est un trait d'union avec nos frères Corses.
Et tous réunis sous le drapeau du 229e, nous irons le planter sur les rives du Rhin".
Quant au drapeau du 373e R.I., qui porte avec fierté l'inscription
"VOSGES 1914-1915",
il a repris le chemin de la Corse, accueilli avec émotion par la population.


PETIT NICOIS 28 juin 1916
30 août 2005
"voyage" en Lorraine du 10 au 20 août 1914>Maurice
par Maurice Mistre-Rimbaud,
auteur de «Des Républicains diffamés pour l’exemple »
Le 9 août, Victor François André du 111ème RI :
« D'un seul coup nous sommes tous debout chacun boucla son sac et son fusil et nous fûmes tous rassemblés, le cœur content d'aller défendre notre pays la France… »
Lagarde :
Le 10-11 août, c’est l’attaque insensée de Lagarde. Le 3ème bataillon du 58ème RI d’Avignon, le 2ème bataillon du 40ème RI de Nîmes ainsi qu’un groupe du 19ème RAC sont anéantis. (247 tués au 58ème, 149 au 40ème et 66 au 19ème)
Moncourt :
Le 14 août, Moncourt est l’objectif des 111ème RI d’Antibes et 112ème RI de Toulon. A 19h, ceux-ci prennent le village malgré les mitrailleuses allemandes. (119 tués au 111ème et 34 au 112ème)
Bois du Haut de la Croix :
Le 14 août, les 3ème RI de Digne/Hyères et 141ème RI de Marseille s’élancent à 14h pour prendre le bois du haut de la croix. Celui-ci s’avèrera inaccessible. (128 tués au 3ème et 25 au 141ème)
Dieuze :
Caserne allemande de Dieuze occupée par les Français le 19 août.
Vergaville :
Le 19 août, dès le lever du jour, les BCA, le 6ème de Nice en tête, attaquent vers Vergaville sous une pluie d’obus puis sous les rafales de mitrailleuses. Vergaville est pris.
Forêt de Bride :
Le 19 août, au matin le 58ème RI d’Avignon occupe ce carrefour de la forêt de Bride-Koeking. Il est remplacé à 13h par le 40ème RI de Nîmes. A 18h, retour du 58ème RI décimé au nord de la forêt et à 20h45, le 173ème RI de Corse le supplée. (69 tués au 58ème)
Attaque sur Bidestroff :
Le 19 août, c’est la montée des 111ème RI d’Antibes, 112ème de Toulon et 141ème de Marseille sur Bidestroff, sous un déluge d’obus et de balles.
Bidestroff :
Le 19 août, la 29ème DI à 19h prend Bidestroff. Dans la nuit et la matinée du 20 août, elle subit la contre-attaque allemande. C’est un carnage. (232 tués au 111ème, 372 au 112ème et 247 au 141ème)
Moulin de Bidestroff :
Le 20 août, la 29ème DI va reculer sous les coups des Allemands par le moulin de Bidestroff. Le 3ème RI de Digne/Hyères tente en vain une contre-attaque.
Forêt de Bride-Koeking :
Le 20 août, dans la forêt et au sud de celle-ci, les 40ème, 58ème et 173ème refluent devant l’ennemi qui l’a investie dans la nuit.
Bout du Gard :
Le 20 août, avancée maximale des 55ème RI d’Aix/Pont St Esprit et du 61ème RI d’Aix/Privas, au pied du bois de Monacker, en direction de Guebling. Ils reçoivent la contre-attaque allemande. (348 tués au 55ème et 261 au 61ème)
Gelucourt :
Le 20 août, un des deux mamelons à l’entrée de Gelucourt où les 23ème et 27ème BCA se sacrifient dans l’après midi jusqu’au soir, pour permettre la retraite du 15ème corps. (131 tués au 23ème et 276 au 27ème BCA)
Toussaint Martelli, sergent major au 173ème RI conclut le 23 août : « Nous voilà de nouveau en France où les Allemands nous ont poursuivis. Néanmoins tout va toujours bien et la fatigue, on ne la craint plus. »
Maurice












