01 décembre 2009
Paul de PERETTI, 16 ans, une graine de héros
La valeur n'attend pas le nombre des années...
A l'âge de 13 ans déjà, ce jeune niçois d'origine Corse, décidé à venger son père, Hugues de PERETTI, Adjudant-Chef au 363e RI, mort pour la France à Sénones, le 31 octobre 1914, réussit à s'embarquer clandestinement avec un détachement d'Alpins et se retrouva à la frontière de l'Est. Après quelques jours, il fut ramené à Nice par les gendarmes.
Fortement désireux de s'engager, à l'âge de 16 ans, il écrit une lettre ouverte au Commandant de la sub-division de Nice pour expliquer sa motivation.
PETIT NICOIS du 29 novembre 1917
04 juillet 2009
Graines de Héros : L'appel du feu
Trois jeunes niçois : Bondi et Borfiga, 16 ans et leur camarade Martinon 15 ans n'ont pu résister à "l'appel du feu".
Embarqués clandestinement le 24 novembre 1914, lors du départ d'un détachement du 163e RI, ils passent quelques semaines sur le front avant de retrouver leur Midi natal.
Petit Nicois 8 janvier 1915
16 mai 2009
François Marius RATTO, une graine de héros
Un autre "gosse héroïque" originaire du Midi,
mort pour la France à 16 ans
François Marius RATTO
est né le 17 avril 1898, à Roquebrune-Cap-Martin, petite commune voisine de Menton dans les Alpes Maritimes.
Il est connu pour être "un enfant déluré, vif et turbulent".
Sa famille, gens du pays, simples et travailleurs, habite le quartier Carnolès où se trouve la caserne des Chasseurs du 27e BCP. Ce régiment, composé d'Ardéchois, de Provençaux et de Pyrénéens qui rivalisent d'énergie, d'endurance et de discipline, fascine le jeune garçon, qui passe beaucoup de temps à observer les soldats.
Au moment de la mobilisation, le régiment qui est en manoeuvres dans l'arrière-pays, regagne à la hâte ses casernes de Sospel, Breil et Menton, pour s'embarquer le 10 août pour le front de Lorraine, ignorant que le jeune François, à l'insu de sa famille, s'est glissé clandestinement dans les wagons.
Collection Francis Zunino
Sa présence est découverte à Nancy ; montrant tellement de détermination, il arrive à convaincre les officiers de le garder et se retrouve, malgré son jeune âge, "engagé volontaire" à la 2ème compagnie.
Se proposant pour toutes les missions, François Marius participe à tous les combats engagés par son bataillon qui rejoint la 29e division du XVe corps: combat de Dieuze, après lequel le 27e BCP, avec le 23e a la charge de protéger la retraite rapide et pénible, puis les combats de la Mortagne, Lamath, Xermaménil autour de Lunéville, particulièrement meurtriers.
La situation devenant critique dans le nord du pays, le 27e BCP avec d'autres bataillons de chasseurs, est appelé en Belgique,dans le secteur d'Ypres pour arrêter le flot grandissant des assauts allemands.
Les combats sont violents, mais les Alpins ripostent courageusement et gagnent ainsi leur réputation de "DIABLES BLEUS".
MORT POUR LA FRANCE :
Le 23 novembre 1914, François Ratto est blessé grièvement par un éclat d'obus.
Evacué vers le poste de secours, il s'éteint le lendemain des suites de ses blessures.
Il est inhumé dans le carré militaire de Furnes en Belgique.
Un grand merci à Annie pour cette photo
LE PETIT NICOIS du 2 décembre 1914
Le capitaine Fournier écrit à sa mère :
Par le J.O. du 15 décembe 1915, on apprend que la Médaille Militaire lui est décerné à titre posthume (Il est certainement un des plus jeunes médaillés militaires) :
Article unique : Est inscrit au tableau spécial de la médaille militaire à compter du 3 janvier 1915, M. Ratto François âgé de 16 ans, volontaire au 27e bataillon de chasseurs.
"Parti de Menton avec le 27e bataillon de chasseurs alpins a marché constamment dans ses rangs et a combattu avec lui depuis le début des hostilités, payant d'exemple et montrant la plus héroïque bravoure ; a été grièvement blessé le 23 novembre par un éclat d'obus qui lui a sectionné presque entièrement le pied ; au milieu des plus cruelles souffrances, il a conservé sa gaieté".
Collection Francis Zunino
RECONNAISSANCE :
*Le nom du chasseur de 2ème classe François RATTO figure sur la liste des morts de L'HISTORIQUE REGIMENTAIRE du 27e BCP,
*Il est également inscrit sur le Monument aux Morts de Roquebrune-village (06).
*La municipalité de Roquebrune a donné le nom de François RATTO a une des rues proche de la caserne Gardanne.
*Dans la même localité, quartier Carnolès, square du 8 mai 1945, on peut voir sur une stèle "A la Gloire du Chasseur Alpin" une plaque rappelant le souvenir de l'enfant soldat.
*Le portrait du jeune garçon, exemple de courage et d'intrépidité, a longtemps orné les murs de son école primaire.
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Pour en savoir plus sur François Ratto et d'autres enfants héroïques : http://www.greatwardifferent.com/Great_War/Enfants_Heroiques_6/Enfants_Heroiques_01.htm
Remerciements :
à Francis Zunino, pour les photo et image représentant François Ratto
à Annie Malfoy pour la photo de la tombe à Furnes
Sources :
Articles de la Presse locale : Petit Nicois et Nice Matin
Article sur le Sourgentin hors série novembre 2008
Historique du 27BCP
17 décembre 2008
Désiré BIANCO, le plus jeune mort pour la France
Source : L'EXPRESS du 6 novembre 2008
Article signé par le journaliste Boris THIOLAY
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Merci à Angela et à Jean-Do qui nous ont signalé l'article
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"Le nom de cet enfant devrait être inscrit au Panthéon des grands Français "..... a dit de lui Gaston Doumergue, ancien Président de la République.
Après les exploits du Varois Louis-Marius ARBAUD, 14 ans, nous découvrons, grâce à l'article de L EXPRESS, que le plus jeune mort pour la France était un petit gars du Midi de 13 ans.
Une rue dans Marseille, un buste au milieu du square du 4e RIMA à Toulon, rappellent l'histoire d'un jeune inconnu : Désiré BIANCO, né en 1902 à Caraglio (Piémont). Ses parents émigrent en France et s'installent à Marseille.
Lorsque la guerre éclate Désiré, 12 ans, tente à deux reprises de joindre le front de la Meuse sans succès.
Le 2 mai 1915, il réussit à s'embarquer sur "La France" à destination des Dardanelles avec le 58e R.I.C. Découvert, il devient la pupille du régiment. Tué au cours d'un des premiers combats, pour lui, la guerre n'a duré que deux jours... Le 30 août 1916, il reçoit la citation à l'ordre de l'Armée suivante :
"Jeune enfant de 13 ans n'écoutant que ses sentiments enthousiastes est parvenu à se glisser sur le transport "LA FRANCE" avec les hommes du 58e régiment d'infanterie coloniale embarqués sur ce paquebot, débarqué à Sedul Bahr, Dardanelles avec ce régiment a fait preuve de vaillance et de grand courage à l'assaut du 08 mai 1915 où il a été tué en s'élançant aux cris de "EN AVANT ! A LA BAÏONNETTE !".
Cliquez ICI>>> pour en savoir plus <<< sur ce jeune héros.
Article de l'Express:
22 novembre 2008
Louis Marius ARBAUD, un "aimable" "lâche" ???
Merci à Paul FABRE qui nous a fait connaître ce personnage
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Voici en une BD de l'époque, racontée l'histoire extraordinaire et véridique de Louis Marius ARBAUD, jeune Varois qui n'a pas attendu l'âge de la conscription pour rejoindre le front.
Le sénateur Gervais aurait-il oser qualifier cet enfant du Midi si courageux "d'aimable" "lâche" et "impressionnable".... comme il l'a fait pour ses aînés ???
Né le 13 février 1899 aux Arcs dans le Var, il n'est encore qu'un enfant au moment de la déclaration de guerre.
Trop jeune pour s'engager, il suit, en se cachant, le 3e R.I. et se retrouve sur les premières lignes du front de l'est : aide-cuisinier, brancardier, il n'a peur de rien.
Une citation à l'ordre du régiment et la Croix de Guerre avec étoile de bronze ont récompensé son héroïsme.(**)
(**)Texte de la citation : "N'ayant pas l'âge requis pour contracter un engagement est parti au début de la campagne avec le 3e régiment d'infanterie. Quoi que non lié au service a pris part avec ce régiment à plusieurs affaires, a reçu deux blessures".

































