De MoniqueB -

Titre :    COMBATS AVEC TES DEFENSEURS
                guerre 1914
                Chronique d'un chasseur alpin               

Auteur :  Mme Andrée AMBLARD-BABOU
            
Imprimerie CIAIS S.A., Nice

Année  : pas précisée

--------------------------

Tous mes remerciements à mon ami Roger Cotton qui m'a signalé et prêté cet ouvrage, pas très connu, mais qui m'a beaucoup intéressée.

 Ambard-a

Lorsqu'en 1975, à la mort de son père, Andrée AMBLARD-BABOU reçoit son carnet de route et des photographies prises durant la guerre de 1914, elle ne s'y intéresse pas immédiatement.
Mais quelques années plus tard :

"A une époque tourmentée, où le Français a perdu tous les beaux sentiments qui en faisaient sa fierté, où le civisme est mort et les Commandements piétinés, j'ai lu une à une ces pages pleines de patriotisme, et de foi en Dieu. En conclusion, j'ai regretté de les avoir enterrées, en même temps que celui qui avait vécu ces heures d'angoisse.
Je vous invite à me suivre dans un vertigineux saut rétrograde ... Nous y rejoindrons Alexandre BABOU, né le 14 mars 1886 à Lézignan (Aude).
En 1914, il était marié, papa de trois enfants.
Il habitait Marseille où il faisait la profession de cuisinier."

En 151 pages, Mme Amblard nous fait découvrir  les feuilles de route tenues quotidiennement  par Alexandre BABOU, sergent au 63e bataillon de chasseurs alpins, du jour de la mobilisation au 21 août 1915.

"16 août : 
 Le bataillon part ce matin pour Mandelieu, petite localité près de La Bocca.Jusqu'à ce jour, nous pensions qu'on nous réservait pour aller sur la frontière italienne. On ignorait encore quelle serait l'attitude de l'Italie, alliée de l'Allemagne et de l'Autriche. Déjà, des bataillons de chasseurs s'étaient rapprochés de cette frontière. Nous sommes heureux de quitter Grasse. C'est la pemière étape vers l'ennemi. Nous croisons sur la route, des troupes en déplacement. La pluie se met de la partie : nous sommes trempés. Malgré le temps et la longueur de l'étape, il n'y a que peu de traînards. A ma compagnie, la 7ème, il n'y en a qu'un ! A Mandelieu, nous sommes cantonnés à un kilomètre du village, dans le pavillon du Golf Club. Le cantonnement, à proximité de la mer, est très bien. Aussi, malgré la défense qui a été faite, nous allons y prendre des bains. Nous allons aussi à la Napoule, pêcher des moules"
Ambard-b