recherches de MoniqueB

Poème du sergent du 173e RI
Joseph Marius Antoine DELORT  (1894-1916)
de Soubès (34)
Ecrit à la Mémoire de son ami Jean Sirven du 141e R.I.

MORT POUR LA PATRIE

Il est tombé devant Verdun, un soir d'avril,
Et dans la plaine fauve, où le Boche se terre,
Son corps est étendu, qui frémissait naguère :
Mais je gage qu'il tient encore son fusil !

~°~

Il est mort ! mais son geste est toujours menaçant,
Sur son visage pâle on ne lit pas la crainte ;
On sent qu'il est tombé sans un cri, sans une plainte,
Et qu'il a, sans regret, donné son jeune sang !

~°~

Il aimait sa patrie et son petit village...
Ses aïeux, ses parents, ses amis, son langage...
Il les a défendus au moment opportun...

~°~

C'est pour eux qu'il est mort, pour eux que, dans la plaine,
De son corps menaçant encore plein de haine,
Il barre aux Allemands la route de Verdun !

~°~