29 septembre 2009
Un livre : la BATAILLE DE VASSINCOURT
Sorti en octobre 1986
réédition en avril 2007 à l'initiation des enfants de l'auteur
Titre : BATAILLE DE VASSINCOURT
Guerre 1914-1918
6-12 septembre 1914
Auteur : Maurice PIERRE
1986 :Imprimerie du Barrois, BAR LE DUC
2007 :Imprimerie de l'encre, HARGEVILLE S/CHEE
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Mille Français sont morts pour sauver BAR LE DUC de l'envahisseur...
Cette phrase inscrite au bas de la page de couverture, donne le ton du récit que l'on va découvrir.
L'auteur n'est qu'un enfant lorsque dans son village se déroule un des grands combats de la bataille de la Marne, mais il n'a jamais pu oublier le crépitement des mitrailleuses qui le réveille un dimanche de septembre 1914, l'exode des habitants, puis le retour 8 jours après dans un village dévasté, où "dans les champs troués d'obus, de petites croix rustiques où les képis, déjà délavés par les dernières pluies se balançaient".
"Spectacle atroce, et qui marque pour la vie !
La bataille de la Marne venait de se livrer, et ici, sur le plateau de Vassincourt, un de ses épisodes les plus sanglants s'était déroulé.
Bataille gigantesque où, pour la première fois dans l'histoire, deux grands peuples, farouchement dressés l'un contre l'autre, s'affrontaient. L'histoire générale de cette lutte est enregistrée en de nombreux ouvrages, le récit de beaucoup de combats qui la composèrent fut fait souvent par des survivants ; des cimetières attestent l'âpreté d'une bataille que commémorent bien des monuments".
Lorsque Maurice PIERRE décide d'apporter son témoignage, il ne néglige aucune information :
"J'ai compulsé tous les récits dont j'ai pu avoir connaissance, fouillé les Archives du Service Historique de l'Armée à Vincennes, et surtout j'ai tout tenté pour rencontrer ou entrer en relation avec des survivants de ces dures journées"
"Je remercie en particulier tous ces anciens du XVe et Ve Corps pour les encouragements reçu d'eux..."
On y trouve le détail des troupes françaises en présence :
Ve C.A. : Général MICHELER >> 10e D.I.
XVe C.A. : Général ESPINASSE >> 29e et 30e D.I.
ainsi que des troupes allemandes
Ainsi que du 5 au 12 septembre, le récit détaillé des actions quotidiennes de chaque régiment.
Beaucoup de cartes et d'illustrations, des témoignages de combattants.
Au sommaire, quelques chapitres :
-mais parlons de ce 15e Corps d'Armée
-Menace sur la trouée de Révigny
-Défense et retraite du 24e B.C.A.
-La prise de Bar-le-Duc : une question d'heures !
-Vassincourt à tout prix !
-Intervention de le 8e batterie du 19e R.A.C.
-Trois fusillés à Trémont
13 septembre 2009
Le 15e C.A. dans la bataille de la Marne
Appelé en renfort de la 3e Armée,
le 15e Corps d'Armée
a joué un rôle décisif dans les combats de la région
de Mognéville et Vassincourt
où il débarque le 7 septembre au soir
La journée du 8 septembre 1914 :
Pour notre 2e corps (4e armée), la journée commence, à la droite par une violente poussée du XVIIIe corps de réserve allemand, qui était à Sermaize et à Contrisson.
Pressé de front à Pargny-sur-Saulx et sur sa droite, notre 2e C.A. demande aide à la 3e armée.
Celle-ci envoie en secours, dès le matin une brigade du 15e corps (A) qui se dirige sur Robert-Espagne, orientée vers
l' Ouest et menaçant l'ennemi de flanc, tandis que son gros agît dans la direction de Contrisson.
Le 15e corps a réoccupé aisément, le soir, le terrain qui avait dû être cédé un moment par le 2e corps.
(A)détachement de la 57e brigade, comprenant les 6e et 24e bataillons de chasseurs, un groupe d'artillerie et 2 escadrons du 6e hussards)
La journée du 9 septembre 1914 :
Le 2e corps continue sa poussée contre Andernay et Sermaize, toujours appuyé par l'action du 15e corps, qui a repris dès 8 heures du matin son attaque contre la ligne Vassincourt-Mognéville-Contrisson.
Avec la 3e armée, le 15e corps a soutenu toute la journée l'attaque qu'il a reprise le matin contre Andernay, Mognéville, Vassincourt, en liaison avec l'armée de Langle de Cary. Au soir, il a progressé vers Trois-Fontaines.
La journée du 10 septembre 1914 :
Situation de la 3e armée en fin de journée: a gauche le 15e corps a progressé sensiblement, repoussant le XVIIIe corps de réserve. Il occupe toutes les lisières de la forêt de Trois-Fontaines. Il a repris Sermaize, ou plutôt ses lamentables ruines, Andernay, la crête Ouest de Vassincourt et fait de nombreux prisonniers.
La journée du 11 septembre 1914 :
Le 2e corps tient l'Ornain, d'Etrepy à Sermaize, et demeure en liaison avec le 15e corps de la 3e armée, qui lui aussi, continue à progresser, qui a, dès le matin atteint le canal de la Marne au Rhin, entre Contrisson et Neuville-sur-Orne, et poussé des patrouilles vers Revigny.
En face de la 3e armée, c'est au matin de ce même jour, le calme "un calme impressionnant".
A 19h15, le mouvement en avant de la droite de la 4e armée permet au 15e corps d'avancer au delà du canal, entre Contrisson et Neuville.
A 21h, le compte rendu signale partout une situation pleinement satisfaisante.
Le 15e corps occupe Alliancelles, Rancourt, Revigny et progresse vers Brabant-le-Roi ; il a enlevé au XVIIIe corps de réserve, en retraite vers le Nord-Ouest, quatre canons, cinq mitrailleuses et quinze caissons.
La journée du 13 septembre 1914 :
Le 13 septembre, l'ennemi est en retraite générale sur le front des 4e et 3e armées ; mais celle-ci se trouve en présence de retranchements établis sur la ligne Villers-aux-Vents - Louppy-le-Château - Rembercourt-aux-Pots. Il lui faudra faire un vigoureux et décisif effort pour rejeter l'armée du Kronprinz sur Vionne-la-Ville, Varennes, Montfaucon, Consenvoye et dégager ainsi la voie ferrée de Sainte-Menehould à Verdun par les Islettes, dont la possession est d'importance capitale.
Alors commence la guerre de siège, cette guerre de tranchée ardue, interminable,qui se poursuite encore, un an plus tard, d'un bout à l'autre du front.
Sources :
Gustave BABIN, ESQUISSE D'UN TABLEAU D'ENSEMBLE
Pour en savoir plus sur LA BATAILLE DE VASSINCOURT
02 septembre 2009
Le Monument de Vergaville (Moselle)
En plein coeur de la Nécropole Nationale de Vergaville, le monument à la Mémoire des "soldats Français du XVe Corps" présente sa magnifique sculpture : une femme, une Lorraine, tenant dans ses bras un jeune fantassin Français blessé à mort, surmontée par un arc ouvragé.
Ce monument a été réalisé par souscription publique, à l'initiative de MM. Eygonnet, de Margueritte et Gandin, du Gard, pères de victimes des combats du mois d'août 1914, avec l'appui du Souvenir Français de la Moselle et du Gard, et du Conseil Général du Gard.
Le monument est l'oeuvre du sculpteur Petit, sur les plans de l'architecte Pialat, d'Uzès (dont le fils fut également tué à Dieuze).
L'INAUGURATION:
"Le 22 août 1926, c'est un hommage solennel qui sera rendu aux morts du 15e corps.
Les organisateurs avaient prévu et désiré une cérémonie simple, intime presque, mais la piété patriotique des populations en décidé autrement et ce fut une grandiose manifestation par le nombre des participants et par leurs sentiments.
A 14 heures, devant la mairie de Vergaville, M.Vuillemain, le maire, entouré de son conseil municipal, reçoit les parents des victimes des 19 et 20 août, mères en deuil, épouses inconsolables, enfants précocement graves, les notabilités, les membres du Comité d'action : MM. Eygonnet, Gandin, Poiffaut, Teysseyre, Marbouty, Dr Leothaud, Pialat, tous de Nîmes ; Bour, vice-président du conseil général ; Wolf, conseiller général ; lieutenant Bonnefond, commandant la gendarmerie de l'arrondissement de Château-Salins ; Perrault, vice-président de l'Amicale des Méridionaux de Nancy ; Camau, des groupes de Provence ; Bouquet, président, Loubattières, Lacommère, Bonnamy, de l'Amicale du Midi de Metz ; Jean, délégué général ; Bourion, délégué du Souvenir Français de Metz ; Latchatz, du Souvenir Français de Dieuze, ancien maire ; les délégations avec leur drapeau, du S.F. de Château-Salins et Dieuze ; l'Union musicale ; les invalides de guerre, les vétérans, les mutilés tous de Dieuze, le drapeau paroissial de Vergaville.
Après la messe, le cortège se dirige vers le cimetière civil du village où se trouve le monument aux victimes lorraines de la guere. M. Eygonnet dépose au nom du comité une superbe palme.
Le cortège se rend ensuite à la nécropole militaire où quantité de bouquets et gerbes de fleurs sont déposés sur les ossuaires et au pied du monument.
Prennent part aux discours :
MM Eygonnet, président du comité d'érection du monument,
Vuillemain maire de Vergaville,
Saunier président des associations des victimes de guerre du Gard,
Bour, vice-président du conseil Général de Moselle,
Bouquet président de l'Amicale du Midi de Metz,
Camau, président de l'union nationale des combattants,
Jean, ancien député, délégué du Souvenir Français".
Située à environ 4 km au nord de Dieuze, la nécropole nationale de Vergaville contient les corps de 1161 soldats (dont 335 inconnus) victimes des combats des 19 et 20 août 1914,
et appartenant principalement aux régiments du Midi:
55eRI = 311 - 58eRI=11 - 61eRI=30 - 112eRI=38 - 173eRI=3
23e BCA - 27e BCA - 6e Hussards - 38eR.I.
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