16 mai 2009
François Marius RATTO, une graine de héros
Un autre "gosse héroïque" originaire du Midi,
mort pour la France à 16 ans
François Marius RATTO
est né le 17 avril 1898, à Roquebrune-Cap-Martin, petite commune voisine de Menton dans les Alpes Maritimes.
Il est connu pour être "un enfant déluré, vif et turbulent".
Sa famille, gens du pays, simples et travailleurs, habite le quartier Carnolès où se trouve la caserne des Chasseurs du 27e BCP. Ce régiment, composé d'Ardéchois, de Provençaux et de Pyrénéens qui rivalisent d'énergie, d'endurance et de discipline, fascine le jeune garçon, qui passe beaucoup de temps à observer les soldats.
Au moment de la mobilisation, le régiment qui est en manoeuvres dans l'arrière-pays, regagne à la hâte ses casernes de Sospel, Breil et Menton, pour s'embarquer le 10 août pour le front de Lorraine, ignorant que le jeune François, à l'insu de sa famille, s'est glissé clandestinement dans les wagons.
Collection Francis Zunino
Sa présence est découverte à Nancy ; montrant tellement de détermination, il arrive à convaincre les officiers de le garder et se retrouve, malgré son jeune âge, "engagé volontaire" à la 2ème compagnie.
Se proposant pour toutes les missions, François Marius participe à tous les combats engagés par son bataillon qui rejoint la 29e division du XVe corps: combat de Dieuze, après lequel le 27e BCP, avec le 23e a la charge de protéger la retraite rapide et pénible, puis les combats de la Mortagne, Lamath, Xermaménil autour de Lunéville, particulièrement meurtriers.
La situation devenant critique dans le nord du pays, le 27e BCP avec d'autres bataillons de chasseurs, est appelé en Belgique,dans le secteur d'Ypres pour arrêter le flot grandissant des assauts allemands.
Les combats sont violents, mais les Alpins ripostent courageusement et gagnent ainsi leur réputation de "DIABLES BLEUS".
MORT POUR LA FRANCE :
Le 23 novembre 1914, François Ratto est blessé grièvement par un éclat d'obus.
Evacué vers le poste de secours, il s'éteint le lendemain des suites de ses blessures.
Il est inhumé dans le carré militaire de Furnes en Belgique.
Un grand merci à Annie pour cette photo
LE PETIT NICOIS du 2 décembre 1914
Le capitaine Fournier écrit à sa mère :
Par le J.O. du 15 décembe 1915, on apprend que la Médaille Militaire lui est décerné à titre posthume (Il est certainement un des plus jeunes médaillés militaires) :
Article unique : Est inscrit au tableau spécial de la médaille militaire à compter du 3 janvier 1915, M. Ratto François âgé de 16 ans, volontaire au 27e bataillon de chasseurs.
"Parti de Menton avec le 27e bataillon de chasseurs alpins a marché constamment dans ses rangs et a combattu avec lui depuis le début des hostilités, payant d'exemple et montrant la plus héroïque bravoure ; a été grièvement blessé le 23 novembre par un éclat d'obus qui lui a sectionné presque entièrement le pied ; au milieu des plus cruelles souffrances, il a conservé sa gaieté".
Collection Francis Zunino
RECONNAISSANCE :
*Le nom du chasseur de 2ème classe François RATTO figure sur la liste des morts de L'HISTORIQUE REGIMENTAIRE du 27e BCP,
*Il est également inscrit sur le Monument aux Morts de Roquebrune-village (06).
*La municipalité de Roquebrune a donné le nom de François RATTO a une des rues proche de la caserne Gardanne.
*Dans la même localité, quartier Carnolès, square du 8 mai 1945, on peut voir sur une stèle "A la Gloire du Chasseur Alpin" une plaque rappelant le souvenir de l'enfant soldat.
*Le portrait du jeune garçon, exemple de courage et d'intrépidité, a longtemps orné les murs de son école primaire.
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Pour en savoir plus sur François Ratto et d'autres enfants héroïques : http://www.greatwardifferent.com/Great_War/Enfants_Heroiques_6/Enfants_Heroiques_01.htm
Remerciements :
à Francis Zunino, pour les photo et image représentant François Ratto
à Annie Malfoy pour la photo de la tombe à Furnes
Sources :
Articles de la Presse locale : Petit Nicois et Nice Matin
Article sur le Sourgentin hors série novembre 2008
Historique du 27BCP
05 mai 2009
"les Diables Bleus" numéro spécial du Sourgentin
LOU SOURGENTIN...
Cet excellent magazine régionaliste du pays niçois
a sorti en novembre 2008 un numéro spécial sur "Diables Bleus", les fameux "Alpins" qui avaient leurs casernes dans les principales villes de la côte d'Azur:
le 6e bataillon à Nice,
le 27e à Menton,
le 23e à Grasse,
le 24e à Villefranche-sur-Mer, etc...
Sommaire:
-La création des chasseurs Alpins
-Les régiments du pays niçois
-La guerre 1914-1918
-Le front des Alpes
-Le 22e BCA en Algérie
-Les troupes de montagne
-Chasseurs dans les villes et les villages
-Les lieux de mémoire
Cet album est richement illustré de documents iconographiques inédits.
~°~
A VOIR EGALEMENT :
Pour en savoir plus : http://www.sourgentin.org/
01 mai 2009
Les jeunes Corses sur les champs de batailles
FAIRE CONNAÎTRE,
SE SOUVENIR,
Jacques CULIOLI, ne se contente pas de son immense talent de chanteur, il aime partager ses passions, parmi lesquelles le culte du souvenir des Corses, morts sur tous les champs de bataille, pendant la première guerre mondiale.
Cette année, c'est à un groupe d'élèves du lycée Laetitia-Bonaparte d'Ajaccio, encadrés par leurs professeurs de Corse : Olivier SARTORI et Sébastien CHIAPPINI, que Jacques a fait découvrir les lieux de Mémoire de la Somme, du Pas-de-Calais et de l'Aisne, du 14 au 18 avril, soit 92 ans après le début de l'offensive Nivelle sur le Chemin des Dames.
Comme en 2008, Monique BAUDRY a patiemment organisé les trajets, les visites des sites et les hébergements.
Premier moment fort du voyage, après avoir visité le musée de Péronne, le groupe a recherché dans le cimetière d'Ethinehem(80) la tombe de Pierre BARTOLI du 119e RIT, originaire de Pila Canale, Mort pour la France le 3 février 1915 , parent d'une des élèves.
Les participants ont ensuite découvert la "Carrière Wellington" à Arras, incroyable cache secrète d'où jaillirent près de 24,000 soldats britanniques, lors de l'attaque du 9 avril 1917.
Le lendemain dans la basilique de N.D. de Lorette, en la présence des drapeaux de diverses Associations et de personnalités, les jeunes ont participé à une Célébration du Souvenir, chantée par Jacques Culioli et quatre jeunes chanteurs, bel hommage à tous les Morts pour la France, faisant naître sous la coupole une vive émotion.
Transportés par les "cars Dominique", les jeunes Corses ont continué leur périple en visitant Vimy et son impressionnant Mémorial canadien, la "carrière du Dragon", puis ont pris la route du "Chemin des Dames" .
Là, guidés par Noël Genteur, l'infatigable maire de Craonne, ils ont participé à une longue et difficile (n'est ce pas Monique !!!) marche de nuit, sous une pluie fine, dans la boue lisse et glissante, jusqu'au cimetière de Craonelle où au pied de chaque croix une petite flamme brillait.
Puis découverte de la "Butte Chalmont" et son impressionnant monument sculpté par Landowski, et du cimetière américain des Marines du bois Bellau, près de Château-Thierry.
Le 18 avril, avant de quitter Paris pour Ajaccio, les lycéens Corses, ont eu le grand honneur d'être invités à ranimer la flamme sur la tombe du Soldat Inconnu, puis, leur drapeau déployé, d'entonner un vibrant Dio Vi Salvi Regina, point final de quatre journées riches en émotion et souvenirs inoubliables.
Voilà un groupe qui fait honneur à la Corse !
Article de presse : La Voix du Nord du 16 avril 2009
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En 2008:
Il est important de rappeler qu'en février 2008, Jacques CULIOLI, sous l'égide de l'association ADAMA Corse, a fait découvrir à des collégiens de Porto Vecchio, leur aumônier, leur professeur d'histoire et quelques parents, la région de Verdun et des Eparges, assisté par Monique BAUDRY, fille d'Albert PICARD du 173e RI, qui a préparé l'itinéraire, les contacts et assuré la logistique.
Transporté gracieusement par les "cars Dominique", le groupe est arrivé sur les lieux le 21 février, date commémorative de la bataille de Verdun, et a visité successivement le Bois des Caures, la Côte du Poivre
et Louvemont tout proche, avec pour guide, M. le docteur Long, maire de ce village détruit.
Ensuite, l'ossuaire de Douaumont et son impressionnante nécropole,
puis le site de la crête des Eparges, à partir de laquelle l'archéologue Frédéric Adam les a conduits jusqu'au lieu où fut retrouvé le corps d'Alain Fournier et de ses compagnons d'arme.
Pour clôturer une journée forte en émotions, une cérémonie du Souvenir dans la crypte de la cathédrale de Verdun , suivie d'un concert de chants polyphoniques et traditionnels interprétés par Jacques Culioli et son groupe, très apprécié des Verdunois.
Sur le chemin du retour, une halte à Esnes-en-Argonne, au pied de la cote 304, pour découvrir et se recueillir devant le Mémorial du 173e RI, régiment qui a combattu de longs mois dans ce secteur où de nombreux jeunes Corses ont perdu la vie en 1916.
Un rappel aux jeunes collégiens du sacrifice de leurs "anciens" dans ce dramatique conflit.
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Photos Monique Baudry
FR3 Corse a suivi ce voyage et le reportage a été largement diffusé sur la chaîne régionale. Pour le revoir, sur le site de CURIOSPHERE.TV :
la VIDEO n°1
la VIDEO n°2

























