MARTINCOURT

    Vous avez découvert  l'épopée de notre arrivée à Lagarde et la petite cérémonie qui a suivie. Le temps exécrable du dimanche, pluie et froid, ne nous a pas permis de faire comme nous le souhaitions, le tour du village pour pour y rechercher les différents emplacements des 40e RI, 58e RI et 19e RAC.

     Aussi, nous avons attendu le mercredi pour faire une nouvelle incursion dans ce sympathique village. Nous y avons fait une ample moisson de photographies et de films, avec la complicité du soleil retrouvé. Je dois à ce sujet, vous faire part d'une anecdote cocasse!

     Nos allées et venues dans le village ne sont pas passées inaperçues...Alors que nous étions Maurice, Thomas et moi en train de repérer le Bois Chanal,

                                        t_lagarde_nord_est_bois_chanal

                                                        nord-est du bois Chanal

nous avons été abordés par le propriétaire de la ferme à côté, intrigué que nos exclamations et évolutions.

" Vous faites des photos du village ? 

Vous êtes du remembrement ?"

...Ouille ! Le point sensible....

"Non...c'est pour l'autoroute et la ligne TGV !"

....Pfff... sourire crispé...on le comprend.

"Non c'est une blague, on est du Midi...on est là pour l'histoire, celle de 1914." 

Ouf l'atmosphère se détend, sa fourche était à portée de main...

et la conversation s'engage sur notre terrain de prédilection. Là, on constate encore une fois l'amalgame fait entre les deux conflits mondiaux. Cependant, notre interlocuteur nous dit qu'il connait le propriétaire du "château" de Martincourt et qu'il exploite la propriété contiguë. Sans lui forcer la main, il se propose de nous conduire et de nous faire visiter avec le propriétaire les restes de la bâtisse. Nous prenons rendez-vous pour le lendemain.

     Nous avons discuté ferme toute la soirée sur "le pourquoi" de l'investissement de Lagarde, et le saccage de Martincourt. Le village de Lagarde n'étant pas, à franchement parler, un point stratégique primordial et le "château"  un appât de premier choix, pour motiver le déplacement de deux bataillons et de l'artillerie. Quelle idée ou quel motif a bien pu pousser le Général Lescot à s'embarquer dans pareille aventure?

     Nous en apprendrons peut-être un peu plus demain ?

Michel BENOIT, dit "Ardéchois"