Sur les traces des "Midis" du XVe Corps - guerre 1914-1918

11 novembre 2018

UN ROND-POINT DU 15e CORPS A BAGNOLS-SUR-CEZE

UNE OEUVE DE REHABILITATION, TITRE LE MIDI-LIBRE

Grande satisfaction pour notre ami Michel Benoît, ce jour du 11 novembre 2018, quand la commune de Bagnols-sur-Ceze inaugure le ROND-POINT DU 15e CORPS.

C'est le 26e lieu, en France,  portant ce nom, en hommage à nos troupes du Midi, injustement discréditées en août 1914.

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De gauche à droite :
Jean-Yves CHAPELET, maire de Bagnols
Raymond MASSE conseillé municipal délégué aux anciens combattants
Michel BENOIT
Jean-Claude MOUGENOT, président des anciens combattants de Bagnols, et président des médaillés militaires.

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POEME : GLÒRI A NÒSTI "POIUS"

De Yves Human

 

GLÒRI À NÒSTI « POILUS »

O valentous sóudard, saludan toun courage,

Noun t'avèn óublida, te rendèn noste oumage.

Dins la nèu, dins la fango enterin quatre annado,

Gaire mai de vint an, la mort pèr destinado:

Noun t'auran espargna doulour nimai esglàri

Mai falié matrassa l'óupignastre aversàri.

E se te siés toujour batu sènso ahiranço,

Aro tout es fini que siés mort pèr la Franço.

Pèr toun darrier assaut, 'queste de l'armistice,

Mouriras foudreja, suprème sacrifice!

Dos balo traucaran toun casco metalin

E risoulejaras à-n-aqueste destin.

Uno garbo de fiò travessara ta tèsto

Quouro s'acabara la terriblo batèsto.

Car juste au moumenet que souno la vitòri,

Toun amo mounto à Diéu, tu, t'escrives en glòri...

 

 

TRADUCTION

O valeureux Poilu, je salue ton cadavre!

Durant ces quatre années, les tranchées pour seul havre,

Ne t'auront épargné ni peur et ni souffrance.

Pour toi, tout est fini: ta mort est pour la France!

En aura-t-il fallu des élans guerriers,

En aura-t-il fallu des assauts meurtriers,

Sous une pluie d'obus qui fauche et qui lacère    

Pour mettre hors de combat l'opiniâtre adversaire!...

 

Pour ton dernier assaut, celui de l'armistice,

Tu mourras foudroyé, suprême sacrifice!

Une gerbe de feu traversera ta tête

Lorsque dans le lointain sonnera la trompette.

Des balles perceront ton casque de métal

Et toi tu souriras à ce destin fatal

Car à l'instant précis où sonne la victoire,

Ton âme monte à Dieu, toi,  tu t'inscris en gloire !

 

-Grand Pres Charloun Rieu au Councous Literàri de Pouësìo 
de Sant-Roumié de Prouvènço - 1996

-Pres de la Flour d'Amelié au Councours de l'Eissame de Seloun - 1996

-Diplomo d'ounour au Councours de l'Acadèmi Prouvençalo

 

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09 novembre 2018

EXPO 14-18 A LA TURBIE (06)

A LA TURBIE

C'est à partir du samedi 10 novembre, à 10h que vous pourrez découvrir l 'expo réalisée par l'ASSOCIATION PATRIOTIQUE  et LA LUERNA, pour commémorer le  CENTENAIRE DE LA FIN DE LA GRANDE GUERRE et ce jusqu'au 17 novembre  inclus. Heures d'ouverture de 10h à 12h et de 14h à 18h tous les jours.

Dans son local du 5A place St Jean, l'ASSOCIATION PATRIOTIQUE exposera une multitude d' objets de l'époque, uniformes, casques, artisanat de tranchée, documents, etc...et projettera des vidéos.

L'association LA LUERNA, installée dans la salle de la Pietà, sous le porche Gioffredo, proposera les thèmes suivants :

-HONNEUR A NOS HEROS TURBIASQUES
Comme elle l'avait déjà fait en 2004, une recherche sur les poilus de La Turbie, afin de perpétuer leur souvenir. (une fiche individuelle pour chacun des 56 soldats avec des informations sur son identité, ses citations et décorations) avec sa photo et celle de sa tombe dans une nécropole nationale, quand disponibles.
-il y aura aussi des extraits de cartes IGN indiquant les lieux des nécropoles nationales en question, ainsi que des cartes postales anciennes de ces cimetières militaires.
- l'histoire de la Croix de Guerre
- les uniformes
- l'histoire du monument aux morts du cimetière
- diverses illustrations, affiches et des petits objets

- L'ARMISTICE   un tableau résumant les conditions de l'armis tice de 1918  avec beaucoup d'illustrations, des extraits de Presse, etc...

VENDREDI 16 NOVEMBRE, à  19h, à la Médiathèque du Four Banal,  
CONFERENCE présentée par Florent Fassi, Passeur de Mémoire au Souvenir Français :
" LES DIABLES BLEUS" du 24e.  

Réservation conseillée au 04 93 35 41 45

Clairon-chasseur

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03 septembre 2018

CHEMIN DU XVe CORPS, DE VERGAVILLE A GUEBLING

RECONNAISSANCE,
   SE SOUVENIR,
        NE PAS OUBLIER...

                 ne sont pas de vains mots en Lorraine...

 

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On a pu, une fois de plus, le constater ce dimanche 19 août, lorsque
M. Beck, maire de la commune, réunissant une belle assemblée de personnalités locales et d'autres venues des départements du sud de France, familles de Poilus ou associations, comme celle du Felibrige, a dévoilé une stèle ainsi gravée : 

1914-1918
En Mémoire des soldats
du XVe corps d'armée
tombés au Champ d'Honneur
lors de la bataille de Vergaville
les 19 et 20 août 1914

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 Un piquet du CFIM de Dieuze et les porte-drapeaux des Anciens Combattants assuraient la garde d'honneur.
Le groupe de reconstitution militaire "Fantassins de Lorraine" a fourni une prestation très remarquée et appréciée.

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Parmi les familles présentes, celle du caporal-chasseur Raoul JOURDAN, représentée par sa petite-fille Emmanuelle JOURDAN, à l'origine du passage de la patrouille de France sur la nécropole en juillet dernier.
Pour revoir l'article CLIQUER

Une exposition et des films présentés par Jean-Paul GAILLOT, José BOURGUIGNON et Pierre VIRLON ont agrémenté cette belle journée du Souvenir.

Conclusion :
Les Maires des deux communes ayant pris ensemble la décision, 
la route qui relie Vergaville à Guebling s'appelle désormais
"CHEMIN DU XVe CORPS 19 et 20 août 1914".

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29 juillet 2018

HONNEURS A TITRE POSTHUME

HONNEURS A FRANCOIS RATTO

La commune de Roquebrune Cap Martin n'oublie pas et rend hommage à son jeune héros roquebrunois de la Grande Guerre : François Ratto né le 17 avril 1898, mort à Furnes en Belgique des suites de ses blessures le 24 novembre 1914, un des plus jeunes médaillés militaires de France.

Nous avons raconté son incroyable histoire : http://lesmidi.canalblog.com/archives/2009/05/16/13746895.html

Déjà, le 22 juin 2018, la Commune a participé à la manifestation organisée par la 27ème Brigade d’Infanterie de Montagne à Gap, au cours de laquelle le nom de "François RATTO" a été donné à la promotion nationale des engagés volontaires des Chasseurs Alpins de l’année 2018.  

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«CITOYEN D’HONNEUR DE LA COMMUNE DE ROQUEBRUNE CAP MARTIN »

Tout récemment, en la séance  du 16 juillet 2018, M. Patrick CESARI, maire de cette belle commune, s'adresse à son Conseil Municipal :

"Dans la perspective du 100ème Anniversaire du 11 novembre 1918, je vous propose d’attribuer en hommage à François RATTO, ce jeune Roquebrunois mort au combat, à titre posthume, le titre de CITOYEN D’HONNEUR de la Commune de Roquebrune Cap Martin".

Suffrage exprimé à l'unanimité : 26 votes POUR

 

 BRAVO les Roquebrunois !!

 

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14 juillet 2018

LA PATROUILE DE FRANCE SURVOLE LA N.N. DE VERGAVILLE

 merci à José B. de nous avoir signalé ce bel hommage

patrouille de France

En une belle matinée du début juillet 2018, il est exactement  11h57,  lorsque les 8 alphajet de la Patrouille de France lâchent leurs fumées tricolores au-dessus de la Nécropole Nationale de Vergaville en Moselle, saluant ainsi la mémoire des 1 151 poilus qui y reposent, tués lors des combats des 19 et 20 août 1914.
Ils étaient pratiquement tous originaires du Midi de la France, venus avec le 15e corps participer à la bataille des Frontières.

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Un hommage exceptionnel pour ces 1 151 poilus, suggéré par Emmanuelle Jourdan, officier de communication de la Patrouille de France, et accepté immédiatement par tous les pilotes sensibilisés  à la notion du "devoir de mémoire".
Il faut préciser que l'arrière-grand-père  d'Emmanuelle Jourdan est inhumé à Vergaville...

En effet, en août 1914,  le caporal Raoul Auguste Marie JOURDAN, né à Lamanon (BdR) le 16 octobe 1888, combattait aux environs de Vergaville, dans les rangs du 23e bataillon de chasseurs à pied, venu de Grasse (A-Mmes).
Blessé au ventre au cours des combats, soigné dans un hôpital de campagne allemand, il décède, malheureusement, le 27 août 1914.

On retrouve son nom sur les archives de la Croix Rouge :

             Les Blessés du 19-20 août 14, morts à Vergaville et enterrés derrière le cimetière

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 -Jourdan Raoul,  Sénas, BdR, +27(août)  caporal 23e chasseur alpin, administré, bon chrétien...

C_G1_E_01_01_0005_0007-jourdan-b - Copie (2)

L'ancien cimetière

 

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Grâce à un échange de courrier entre H. Charpentier,  curé de Vergaville de l'époque et le curé de Sénas, la famille du caporal Jourdan a été informée dans les détails :

" Il avait été blessé le 20 à Vergaville même, d'un éclat d'obus au bas-ventre.La blessure était mortelle. Pour cette raison il obtint un lit à la salle d'école des soeurs, où il fut soigné aussi bien que possible par les médecins français et allemands du corps sanitaire. Il avait bon espoir de guérir..."

"Il fut enterré par moi le soir même dans une grande fosse derrière notre cimetière où se trouvent un à côté de l'autre environ 150 français et 60 allemands."

"La tombe  était magnifiquement ornée pour le jour des morts où je fus prier pour  1300 soldats tués autour de Vergaville (900 français et 400 allemands)...

Le nom de Raoul JOURDAN est inscrit sur l'ossuaire n° 2, mort pour la France à 25 ans. 

 

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POUR EN SAVOIR PLUS :
-Républicain Lorrain du 05 juillet 2018 (cliquer)

 

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photo Julien Mortreuil/EQPAA/armée de l'air

 

-Le Monument du 15e corps à Vergaville

 

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19 avril 2018

ORAISON (04) entretient le culte de ses Morts pour la France

Tous nos remerciements à
Mme Michèle Chenault
de l'Association Rancure d'Oraison
pour les renseignements fournis.

 

Oraison-Panneau

 

Oraison (Alpes de Haute-Provence)

Le passant, le touriste qui visite Oraison pour la première fois ne peut pas se douter qu'il se trouve dans une ville avec une caractéristique pratiquement unique en France.  

Au recensement de 1911, cette commune rurale de 38,4 Km2, située au confluent de la Durance et de l'Asse, avait une population de 2044 habitants .

 

Oraison-vue

 

A la fin de la guerre 14-18, à l'heure du bilan, Oraison pleure 63 de ses enfants, morts pour la France.

1921 -A Oraison comme dans toutes les communes de France la municipalité prépare l'édification d'un monument au souvenir, mais le maire Victor Gérard et son conseil municipal prennent de surcroît une initiative extraordinaire et émouvante en décidant de donner le nom du poilu disparu à la rue qu'il habitait... 
(Délibérations du 4 février et 3 juillet 1921)

 

Oraison-nom des rues 1921

 

 La séance du Conseil du 26 mai 1921, prévoit l'emplacement du "monument commémoratif aux enfants d'Oraison morts pour la France" dans le cimetière communal.

 

Oraison-erection monument aux morts 1921

 

 

et c'est pourquoi on peut flâner dans la rue Charles DOL du 163e RI...

 

rue Charles-Dol

 

ou dans l'avenue Abdon MARTIN du 122e RI...

Oraison-avenue Abdon-Martin

 

ou traverser la place Abel ROGER  du 157e RI

Oraison-placeAbel-Roger

 

ou la place Clément PLANE, lieutenant-pilote au 261e R.I

Oraison-placeClementPlane

 et bien d'autres.
Les Oraisonnais morts dans des conflits plus modernes ont également été ajoutés.

Voilà pourquoi on appelle  Oraison "une ville à la campagne". On peut dire que ses enfants, morts pour la patrie, ne sont vraiment pas oubliés, un bel exemple de reconnaissance !

Pour en savoir plus :
https://www.histoire-genealogie.com/A-Oraison-l-histoire-est-dans-la

 

 

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20 janvier 2018

LE 15e CORPS SE RACONTE à... VIDAUBAN et GRIMAUD (83)

 Le mardi 23 janvier 2018, extrait de presse de Richard FRECH  :

Avant la venue du spectacle « Pour l’exemple », de Félix Chabaud Vendredi 26 Janvier, Le Théâtre du Lézard de Flayosc a proposé, à Vidauban,une conférence sur « l’affaire du XVème corps » et les premiers fusillés pour l’exemple de la guerre 14-18, sujet principal du spectacle.
La conférence donnée par  Maurice Mistre a permis à près de 150 collégiens de 3ème de découvrir un épisode oublié des débuts de la guerre de 14-18 (au programme de 3ème) et du massacre des provençaux dont des jeunes de Vidauban, Draguignan, Brignoles, etc… et de la calomnie qui a suivi cette défaite due essentiellement à l’incompétence des généraux de l’époque faisant porter la responsabilité au XVème corps.

Abordant le sujet de façon très concrète et allégeant son propos à la manière d’un récit, Maurice Mistre a su captiver son auditoire avec un sujet très pointu et difficile pour des collégiens. Pour les adultes présents, professeurs, CPE et invités, cette conférence allégée a donné l’envie d’en connaître un peu plus sur cette affaire qui sonne comme une vengeance après 1851 et 1907 contre ces provençaux qui se sont révoltés contre l’injustice. Maurice Mistre en passeur de mémoire a laissé ouvert le champ de la réflexion et de la recherche, charge aux professeurs de compléter ce propos qui réhabilite la mémoire de ces soldats partis la « fleur au fusil » un matin d’Août 1914 et espérant être rentrés pour les vendanges.

****

le samedi 27 janvier 2018 à 15h15,
Maurice MISTRE participera à la 17e "rencontres Patrimoine et histoire des Maures", à GRIMAUD (Var)

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Parmi d'autres sujets très intéressants, le thème de sa causerie sera : "Première guerre mondiale : Non, pas de fleurs pour les soldats provençaux tombés au champ d'honneur" 

Intarissable lorsqu'il s'agit de défendre la cause des soldats du Midi, discrédités dans les premiers combats en août 1914, Maurice saura, comme toujours, tenir son auditoire en haleine.

Le programme :

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11 janvier 2018

Abel BESSON et le 19e R.A.C.en Orient -2

Récit reconstituté par Jean-Marie BESSON,
petit-fils d'Abel BESSON

 

Le Front d’Orient du 2 février 1917 au  11 juin 1918
(les villes citées dans le carnet d'Abel -suite et fin)

Salukevo

Salukevo (anciennement), Marina (actuellement)

Dans la boucle de la Cerna, soldat sur un pont aux environs de Salukevo (mars 1917)

Dans la boucle de la Cerna : Elargissement du pont de Vakufköj (sur le Sakuleva) (mars 1917)

Dans la boucle de la Cerna, la Salukeva en amont de Salukevo (avril 1917)

Dans la boucle de la Cerna, le village de Salukevo (avril 1917)

Dans le secteur de Florina, les Italiens venant faire boire leurs chevaux sur les bords de la Cerna (octobre 1916)

Sur la route de Florina à Biklista. Le passage de l'artillerie à travers les ruisseaux et rivières

André se souvient (témoignage recueilli en septembre 2017), que son père, Abel, évoquait des endroits pierreux véritables nids de vipères, dont il fallait se méfier. (NDE)

Brod

Sur la Cerna : pont de Brod (1917)

Brod, sur le front de Monastir, centre de ravitaillement de la 35ème division italienne  (janvier 1917)

Monastir

Monastir (anciennement) ; Bitola (actuellement).

Monastir, carte parue le 28 septembre 1918 sur « L’Illustration »

Monastir vue générale

Campement aux environs de Monastir en 1917

Nord de Monastir, quartier d’artillerie

Bukovo

Dans le secteur de Monastir, un coin de Bukovo sous la neige (février 1917)

L’église de Bukovo

Itea

Virbeni (anciennement) ; Itéa (actuellement).

Itéa, dans le secteur de Florina, un groupe de 75 passe devant un dépôt d'obus   (décembre 1916)

 

Negotin

Negotin (anciennement) ; Negotsani ou Niki (actuellement).

La 35e Division italienne d’Infanterie s’installe dans le secteur de Negotin. Le détachement du 3/19e dans lequel sert Abel, viendra, à partir du 19 juillet 1917, appuyer de ses feux cette division .(NDE)

Négotin, sur le front de Monastir, arrivée de la 35e division italienne, les Italiens au repos (décembre 1916)

Négotin, sur le front de Monastir, arrivée de la 35e division italienne, les Italiens au repos (décembre 1916)

Négotin, sur le front de Monastir, arrivée de la 35e division italienne, les cuisines  (décembre 1916)

Négotin, sur le front de Monastir, arrivée de la 35e division italienne, installation d’un camp (décembre 1916)

Négotin, sur le front de Monastir, arrivée de la 35e division italienne, installation d’un camp (décembre 1916)

La Cerna en aval de Négotin (juin 1917)

Extrait de carte au 1/200.000 du GQG des AAO - Compagnie du 22e RI à Négotin

6 novembre 1917

Abel est l’avant dernier à droite, il porte la barbe…

Carte adressée à sa sœur Berthe (épouse Mariaud, pâtissier à Digne)

 

Compléments historiques

 

La composition type d’un régiment d’artillerie de campagne (RAC)

Le Régiment, équipé de la pièce de 75mm modèle 1897, possède 36 canons 

Il est constitué de 3 groupes d'artillerie de campagne 

Chaque groupe, commandé par un Chef d'escadron, comprend 3 batteries à 4 canons chacune.  

La composition d'une batterie de 75, commandée par un Capitaine d'active, est de:

4 Officiers :

         1 capitaine commandant la Batterie de 75 (Tir, Echelon, Train régimentaire).

         1 lieutenant commandant la Batterie de tir 

         1 lieutenant adjoint

         1 lieutenant commandant l'échelon

27 sous-officiers :

         1 adjudant ou adjudant-chef

         1 sergent-chef

         12 sergents

         1 sergent Maréchal Ferrand

         1 sergent Mécanicien

         11 caporaux.

148 hommes de troupe :

         136 artilleurs

         3 trompettes

         2 aides maréchaux

         2 bourreliers

         1 infirmier

         4 ouvriers

215 chevaux :

         5 chevaux d'officier

         77 chevaux de selle

         127 chevaux d'attelage

         6 chevaux d'attelage de réserve  

La batterie de tir :

Les 4 premières pièces (8 voitures) ont 1 canon, 1 caisson à 72 cartouches et leur avant-train respectifs contenant 24 cartouches chacun soit un total de 120 coups.

La 5e pièce (2 voitures) possède 2 caissons soit 192 cartouches.  

L'échelon :

La 6e pièce (3 voitures) a 3 caissons soit 288 cartouches.

La 7e pièce (3 voitures) a 3 caissons soit 288 cartouches.

La 8e  pièce (2 voitures) est constituée de la forge et du chariot de batterie  

Le train régimentaire :

La 9e pièce (4 voitures) est constituée de 3 fourgons à vivre et du chariot à fourrage.

Une 23e voiture est souvent ajoutée au train régimentaire.  

Chaque pièce est servie par 7 hommes:

1 Chef de pièce (sous-officier)  

Pour le canon:

1 Tireur (à droite) qui est également chargé d'ouvrir et de refermer la culasse "Nordenfeld"

1 Pointeur (à gauche)

1 Chargeur

Pour le caisson (arrière-train)

2 Pourvoyeurs

1 Déboucheur   

La dotation de la batterie est de 1248 cartouches soit 312 coups par pièce et la cadence moyenne de tir est de 6 cp/mn.  

Les casiers, contenant les différents types d'obus, ne permettant pas de savoir quel est le type de projectile à utiliser, les culots des douilles sont marqués à la peinture pour déterminer le type de cartouche à employer.

(Explo, Shrapnel, Aéro, décuivrage, demi-charge, etc.)  

Tout cela n'étant que théorie d'avant 1914… 

Source : http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/profil-5391.htm

 

L’organisation de la pièce de 75mm modèle 1897  

 La pièce est constituée de deux ensembles :

. Le canon de 75mmm relié à un avant-train tiré par six chevaux,

. Le caisson à munitions modèle 1897 relié également à un avant-train tiré par six chevaux.

Le peloton de pièce est composé de 14 artilleurs et 14 chevaux :

. Sont montés (c’est-à-dire assis sur un cheval), un sous-officier (du grade de maréchal-des-logis) chef de pièce, sur cheval de selle, le brigadier de pièce, sur cheval de selle (il n’est pas un servant, mais le responsable des avant-trains, de leurs attelages…), un maître pointeur, sur cheval de selle, six conducteurs sur les chevaux porteurs (les chevaux à gauche du timon, ceux à droite sous les "sous-verges" ;

. Sont sur les sièges des avant-trains (trois places par avant-train), un canonnier tireur,

un canonnier chargeur, un canonnier déboucheur, 2 canonniers pourvoyeurs.

La capacité d’emport en munitions est de 120 coups ainsi répartie :

. Caisson modèle 1897 : 72 coups

. Avant-train du caisson : 24 coups

. Avant-train du canon : 24 coups

 Source : http://basart.artillerie.asso.fr/article.php3?id_article=345

 

Le 19e régiment d’Artillerie de campagne (19e RAC)

En garnison à Nîmes, a été mobilisé le 4 août et les trois groupes d’artillerie rapidement mis sur pied rejoignent dès le 6 août le front de Lorraine.  

Il est subordonné à la 30e division d’infanterie du 15e corps d’armée avec 50 officiers et 1610 hommes, ses attelages sont tirés par 1576 chevaux.

Il se fait immédiatement apprécier par la qualité de l’appui de ses feux à l’infanterie durant tout ce mois d’août jusqu’au 3 septembre où suite à une marche forcée de nuit, il rejoint la Marne où l’ennemi mène sa grande offensive.

Du 6 au 12 septembre, la « bataille de la Marne « marquera la première victoire de l’armée française grâce à une résistance acharnée face à un ennemi supérieur en nombre et matériels.  

Le 19e régiment d’artillerie s’y distingue, dans la région de Vassincourt, par son engagement, sa ténacité, sa mobilité et sa capacité à appuyer l’infanterie en toutes conditions alliant le sens du sacrifice grâce auquel l’ennemi sera stoppé sur la Marne. 

Durant toute cette guerre, le 19e RA sera en Champagne en 1915, participera à la bataille de Verdun en 1916 qui lui vaudra une citation et l’inscription de «Verdun 1916» sur son étendard.  

Il rejoindra, en 1917, la Grèce avant d’être engagé en Macédoine, en appui des troupes russes puis du corps expéditionnaire italien avec la bataille de Monastir qui lui vaudra sa 2ème inscription sur son étendard «Monastir 1917».  

Le 19e régiment d’artillerie termine sa campagne le 28 août 1919.  

Sur tous les champs de bataille ou au cours des cinq années de guerre le régiment a été engagé, les grades et canonniers ont toujours fait preuve des grandes qualités qui distinguent le soldat français, ardeur au combat, courage et dévouement.  

Le 19e dans l’Armée d’Orient

 La 30e D.I. est relevée le 15 décembre 1916 par la 10e D.I, Elle est désignée pour l'Armée d'Orient.   

Tous, officiers, sous-officiers, brigadiers et canonniers quittent avec regret les champs de bataille de France où ils ont versé leur sang pour la défense du sol sacré de la Patrie, mais pénétrés du sentiment du devoir, ils font le serment de contribuer par leurs exploits, lâchas sur le front d'Orient, à maintenir dans tout son éclat et sa splendeur le drapeau de la France.  

Les unités sont transportées par voies ferrées et débarquées à Toulouse où la D.I. doit se réorganiser avant son embarquement pour Salonique. L'A.D/30 est formée des trois groupes du 19. R.A.C. d'un groupe du 2e R.A.M., d'une batterie de tranchée et du P.A.D. 30 composé de quatre S.M.  

Le 21 janvier 1917, l'A.D. 30 commence à quitter Toulouse à destination soit de Marseille, soit de Toulon. Du 30 janvier au 12 février, les diverses unités de l'A.D. sont transportées par mer ; après avoir fait escale la plupart à Malte et à Milo, elles sont débarquées à Salonique. Malgré une mer agitée et la menace des sous-marins, la traversée s'effectue pour l'A.D. sans incident sauf pour la batterie de tranchée qui, à. Malte, doit abandonner son bateau, le Saint-Laurent, détruit par une explosion. 

Au fur et à mesure de leur débarquement, les troupes sont bivouaquées au camp de Zeitenlick à 5-k. au N.E. de Salonique.   

La D.I. au complet est ensuite dirigée sur Topcin en réserve d'Armée.    

La partie de la Macédoine occupée par les troupes alliées où la D.I. va opérer est très accidentée. Les routes sont rares, et en mauvais état. Pas de carte exacte, aussi on ne s'engage sur un itinéraire qu'après l'avoir fait reconnaître. Le pays a un aspect désertique et un climat approprié. A l'été long et très chaud (50° à l'ombre) succède un hiver assez court mais très froid (- 20°). Les freins des canons de 65, ne fonctionnent l'hiver dans certaines positions (pied du Péristéri) qu'avec un réchaud pour les dégeler. Enfin le terrible paludisme fait rage et à Salonique où nous venons de débarquer les cimetières militaires sont aussi garnis que ceux de Verdun.   

Opération contre les Comitadji.  
Des naturels du pays inquiètent depuis quelques temps les troupes de passage et assassinent les isolés. Ces indigènes, appelés Comitadji, ont leur repaire dans les roseaux du lac de Yenidcé, Une opération est entreprise contre eux. La 4e batterie, du 19e  y prend part du 8 au 14 mars et tire à obus à balles sur le lac. Quelques Comitadji sont arrêtés et fusillés, le calme renaît aussitôt dans le pays et la sécurité des troupes est assurée.   

Opération du 2/19 dans la région de Monastir
 Le 1er avril, le 12/19 est mis à la disposition de l'Armée Française d'Orient (A.F.O.) Il se rend par étapes sur le front et relève dans la nuit du 9 au 10 avril un groupe de l'A.D. il, en position dans le secteur de Monastir-Est.  

Le groupe prend part aux combats de la première quinzaine de mai puis est retiré du front, pour rejoindre l'A.D. 30, le 2 juin 1917.

Opération de la 106e batterie dans la région de Monastir
La 106e batterie de tranchée est mise à la disposition de l'A.D. 11 pour les attaques de mai. Elle installe ses positions au Nord de ;Makovo et elle prend du 5 au 11 mai une part très activé à la préparation d'artillerie et fait l'admiration de la brigade Russe à laquelle elle est rattachée.  

« Hier et aujourd'hui j'ai eu l'occasion de beaucoup parler avec les officiers et soldats, qui ont participé à l'attaque. De toute part je n'ai entendu qu'un seul avis notre artillerie a  bien travaillé. Glorieux artilleurs, l'avis du fantassin sur votre travail est l'appréciation la plus vraie et la plus juste. Et quant au personnel des pièces de tranchées, l'avis général en est Ce sont des Héros ! »   

Concentration de la 30e D.I. en arrière du front.
 Pendantcette période, les autres éléments de l'A.D. se rassemblent avec toute la D.I. dans la région Krussograd-Zivonia à proximité du front, pour coopérer à une attaque générale des armées alliées.   

Le trajet est fait en 6 étapes de Topcin à Yenidze, puis Vertekop, Vladovo ; Ostrovo ; Banica et après un séjour dans cette région Krusovo. La D.I. est mise en réserve d'Armée. L'attaque des alliés ayant échoué elle n'est pas engagée. Le 22 mai, elle reçoit l'ordre de se porter sur Katerini.

Opération à Athènes.
Le roi de Grèce Constantin, ne se conforme pas aux conventions passées avec les alliés. Il favorise l'agitation des Comitadji dans la zone neutre et en Thessalie, il cherche à soustraire des mouvements de troupe et à cacher des armes au contrôle allié. Il faut qu'il se soumette ou qu'il se démette.  

Une opération d'ensemble est décidée. Un détachement occupera Corinthe pour empêcher l'utilisation de l'isthme, un deuxième, la 30e D.I. débarquera au Pirée et marchera sur Athènes pendant qu'un troisième s'emparera de la Thessalie et occupera Larissa. Au premier détachement l'A.D. 30 fournit la 4e batterie du 19e, et deux batteries de montagne. Au 2e, le 1/19.   

Le premier détachement s'embarque le 8 juin au matin à Salonique et débarque le 11 au matin à Isthimia. Les batteries sont mises en surveillance sur le canal de Corinthe jusqu'au 11 juillet, le 12, elles quittent cette région et par étapes gagnent les environs d'Athènes. Le 27, elles embarquent en chemin de fer et rejoignent l'A.D. à Armenhor près Florina.   

Le 1/19 embarque le 9 à Salonique et débarque le 12 à midi au Pirée. Les batteries sont mises immédiatement en surveillance sur Athènes. Le 25 Juin, la 30e D.l. occupe Athènes. Les batteries sont à nouveau mises en surveillance sur la ville. Constantin est en fuite et remplacé sur le trône par un de ses fils Alexandre.  

Le 8 Juillet, les unités embarquent successivement à deux jours d'intervalle à la gare du Rouf et débarquent à Larissa. Le 25 juillet, le 1/19 rejoint l'A.D. à Armenhor après des étapes dont la plupart sont très pénibles et très accidentées.  

Bien que pas un seul coup de canon n'ait été tiré pendant la démonstration militaire d'Athènes, le personnel et les animaux ont beaucoup souffert tant du ravitaillement défectueux que du fait de la forte chaleur.   

Pendant la première partie du mois de juin, le reste de l'AD. est bivouaquée à Vatiluck.   

Dans la deuxième quinzaine de Juin le 3/19 et le P.A.D. 30 font mouvement par étapes sur Banica. Le P.A.D. 30 relève le P.A.D. 156 à Vélusina.  

Extrait de l’historique du Régiment

 Le détachement du 3/19 dans lequel sert Abel, au profit du Corps Expéditionnaire Italien

 Le 3/19 désigné pour faire partie du C.E.I. prend position pendant la nuit du 18 au 19 juillet dans le secteur de la côte 1050, boucle de la Cerna où il relève un groupe du 274e R.A.C.  

Les batteries s'installent sur un terrain dominé par l'ennemi. Nos positions sont situées dans la partie basse de la boucle de la Cerna, région insalubre et désertique, sans un arbre ni un buisson, où l'on grille en été et qui n'offre l'hiver aucun abri contre le vent, où enfin le paludisme règne en maître.  

Sur les positions de batterie comme aux échelons, tout est à faire pour passer l'hiver et améliorer le sort des hommes et des animaux. Le personnel se met courageusement à l'ouvrage et, après un travail acharné qui ne cesse ni jour ni nuit, il arrive à faire en quelques mois une installation modèle.  

Le 3/19 restera dans ce secteur jusqu'à la rupture du front bulgare, en septembre 1918.   

Il participera à toutes les attaques et coups de main faits par les Italiens et s'attirera, des félicitations très élogieuses de la part du commandement italien, lequel ne craint pas de donner l'artillerie française en exemple à ses propres troupes.   

Extrait de l’historique du Régiment

  

Note complémentaire sur le « Corpo di Spedizione Italiano in Oriente »

 Le corps expéditionnaire italien en Orient ou « Corpo di Spedizione Italiano in Oriente » dépend du quartier-général italien de Rome mais à détaché la 35e division d’infanterie sous commandement français.

 La 35e division d’infanterie se compose de :  

. La Brigade Sicilia a deux régiments (61 & 62e R.I)  

. La Brigade Ivrea a deux régiments (161 & 162e R.I)  

. La Brigade Cagliari à deux régiments (63 & 64e R.I)  

. Deux escadrons de cavalerie Lucques

. Une escadrille d’aviation

. Huit batteries de montagne  

. Un contingent de génie à son arrivée à Salonique.

 Le commandement français lui a octroyé neuf batteries de 75, une lourde (sept batteries de 120 long, une batterie de 105 et deux batteries de 155 court) pendant son affectation en premier lieu autour du lac Dojran puis dans la boucle de la Cerna fin 1916.  

Cette campagne a coûté 8 324 tués et 10 000 blessés, à la division italienne, la plupart de froid et de maladie comme le paludisme, une grande part des tués reposent au cimetière de Zeitenlik.

  

Extrait du livret militaire d’Abel BESSON

Temps de services accomplis dans l’armée active : 
4 ans, 11 mois et 2 jours

Grade à l’époque de la libération du service actif : 
2ème canonnier servant  

Campagnes :

 Contre l’Allemagne en Guerre : du 4 septembre 1914 au 2 février 1917.  

En Orient du 2 février 1917 au 11 juin 1918 

En France du 11 juin 1918 au 8 août 1919  

 

Abel BESSON certificat de bonne conduite sous les drapeaux

 

Abel BESSON, brevet du 7 mars 1918, décoration italienne « Guerra per l’Unita d’Italia 1915-1918 »

Abel BESSON extrait du livret militaire

 

Les 3 frères BESSON, de l’enfance à la guerre

 

Abel, Alfred, Norbert

 

            

Abel (19e R.A)                                                                                                                 Alfred (111e R.I)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Norbert (7e R.A)

Encore MERCI aux membres de la famille Besson d'avoir généreusement partagé avec nous ces trésors  du  passé.                                                       

 

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04 janvier 2018

Abel BESSON et le 19e R.A.C. en Orient-1

Récit reconstituté par Jean-Marie BESSON,
petit fils d'Abel BESSON

 

Le Front d’Orient du 2 février 1917 au  11 juin 1918

 

Le périple d’Abel est reconstitué en exploitant :

. La liste qu’il a dressée des localités traversées.

. Les souvenirs confiés oralement à son fils André.

. « Le journal de route » de Damien Chauvin,  camarade de régiment et avec lequel il avait passé le conseil de révision.

. L’historique du Régiment, étant précisé que le brevet de la décoration italienne décernée à Abel nous précise qu’il était affecté au 3e groupe du 19e RAC.

 Ici sont rassemblées des photographies (source « Base Mémoire », Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, Ministère de la culture), des cartes postales, une carte postale personnelle et des notes et cartes  illustrant ce périple.

Embarquement sur le «  Melbourne » le 02 février 1917

Le « Melbourne » (1)

(1) La carte postale ci-dessus précise que le « bateau est parti de Marseille le 2 février 1917, ayant à son bord…un détachement du 19e d’artillerie », et Abel avait confié à son fils André qu’il avait pris le Melbourne pour rejoindre le front d’Orient et que le commandant du navire, comme tous les autres commandants, redoutait la présence de sous-marins allemands en embuscade au passage du cap Matapan.

Le « Melbourne » 1881-1921, paquebot des Messageries Maritimes avait déjà été réquisitionné en Méditerranée, pour participer en 1916 avec 4 autres paquebots au transport de 50 000 soldats serbes de Corfou à Salonique. Le « Melbourne» était prévu pour accueillir 90 passagers en 1ère classe, 44 passagers en 2de classe, 75 passagers en 3° classe et 1200 hommes à l’entrepont. (NDE)

 

La Macédoine, théâtre des opérations
 

Carte ethnographique de la Macédoine, point de vue serbe

 

De Salonique à Monastir

Parmi les localités citées :

Salonique

Salonique du haut du Minaret de Atcha Mitchi Djami

Salonique « vers la victoire ! »

Salonique 19 avril 1917

Poilu français et habitants de Salonique

 

Salonique, le campement français

Salonique, musique dans le campement français

Route de Salonique à Monastir, convoi de ravitaillement

Route de Salonique à Monastir, convoi de ravitaillement

Zeitenlic

Zeitenlik (anciennement) ; Stavroupoli (actuellement)

Dans les Balkans, le camp de Zeitenlic 

Après le débarquement, on nous dirigea sur le camp de Zetinlik à plusieurs kilomètres de la ville. Ce camp se trouvait dans la plaine de Vardar. Pas un arbre, pas une ferme, la voie de chemin de fer à proximité et nous étions couchés sous des toiles de tente.  

Nous avons subi un mois de mauvais temps, pluie, vent. Les tentes étaient arrachées, le fourrage des chevaux enlevés, enfin, un vrai désastre.  

En février 1917, nous nous mettons en marche le long de la plaine de Vardar, traversant les rivières, marais à guet, ou pullulaient les sangsues qui collaient aux pattes des chevaux ou à leurs naseaux quand ils buvaient (NDE, in « Le journal de route » de Damien Chauvin).

 

Vatiluk  

Vatiluk (anciennement) ; Vathilakos (actuellement)

 

 La ligne de chemin de fer du Decauville(1), les mulets. (7-9 juin 1916) 

                                                      

  La ligne de chemin de fer Decauville Narès-Inglis-Topçin-Vatiluk ravin de Vatiluk, (décembre 1916)                    

  

Dans le secteur de Verketop – Vodena  

Verketop (anciennement) ;  Skidra (actuellement)  

Vodena(anciennement) ; Edhessa (actuellement)

 

La plaine inondée de la Moglenica et le massif du Moglena  (février 1917) 

(1) Decauville : Nom du constructeur français de matériel ferroviaire,  fournisseur du chemin de fer à voie de 60 cm utilisé par l’Armée,
sa grande facilité de transport permettait de reconstuire des voies ferrées sur le front.(NDE)   
 
                                                                   

Troupes et convois dans le brouillard (avril 1917)                                                  

 

Vue générale du camp aux environs de Vodena (mars 1917)

 

Un dépôt d’automobiles aux environs de Vodena (avril 1917)

 La boucle de la Cerna

 

La boucle de la Cerna avec les environs de Florina et de Monastir 
Les localités citées par Abel

 

La boucle de la Cerna

 

Le front en 1917, l’unité d’Abel est en appui des troupes italiennes

 

 

Florina

 

Florina, le marché central

 A Florina, Abel rencontrera Elie Charbonnier natif lui aussi de La Javie, lequel deviendra plus tard maire de la Javie. Ce dernier évoquera, à l’occasion des obsèques d’Abel en 1967, leur rencontre à Florina en 1917 :  

 « …comme moi, enfant du pays il s’est dépensé sans compter pour ses compatriotes auprès desquels il a rempli avec dévouement maintes fonctions locales avec seules récompenses, la satisfaction du devoir accompli. Je n’oublierai jamais les quelques moments heureux que nous passions ensemble à Florina (Macédoine) où notre cher village fut l’objet de toute notre attention… » (NDE, Carte de condoléances adressée à la famille, par Elie Charbonnier).

 

Match de football sur la grande place de Florina 1918

 

L’hôpital temporaire de Florina

Abel  vient rendre visite à son camarade Damien Chauvin. 

 « Le 10 mai (1917)  au soir (jour de mon anniversaire)  nous fumes bombardés par obus à gaz jusqu’à 4 heures du matin. Toute la nuit j’ai fermé la culasse du canon et tiré le cordon de mise à feu car en position, j’étais soit chargeur, soit tireur. 
Au cessez le feu j’avais tellement respiré des gaz, malgré le masque protecteur, que je tombais derrière l’affût du canon. Le lieutenant commandant la section fit monter tous les hommes sur un balcon de la maison où nous étions cantonnés afin d’être au-dessus de la nappe de gaz. S’apercevant de mon absence, il fit redescendre plusieurs collègues pour voir où j’étais. Ce fut un nommé Charles Dauphin, maître pointeur qui me trouva et me remonta sur ses épaules Je n’étais pas le seul à être atteint … On nous conduisit à l’infirmerie. Là le major, nous garda quelques jours en observation pour se rendre compte si vraiment nous étions malades. Il couchait dans la même pièce que nous.

On nous évacua au bout de quelques jours à l’hôpital temporaire de Florina en Grèce, proche de la frontière albanaise, où je fus bien soigné pendant 4 mois. Je reçus la visite d’Abel Besson de La Javie. » (NDE, in « Le journal de route » de Damien Chauvin).  http://lesmidi.canalblog.com/archives/2007/03/02/4186496.html

L’hôpital temporaire de Florina, vue générale

L’entrée de l’hôpital de Florina

 

 

  A SUIVRE...

 

 

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