Sur les traces des "Midis" du XVe Corps - guerre 1914-1918

02 décembre 2011

CONFERENCE A VENEJAN (30)

Invité par le cercle de généalogie RACINES de Vénéjan (30), Michel BENOIT a une nouvelle fois su captiver  son auditoire en lui faisant découvrir la fameuse  "Légende noire " du 15e C.A.

Copie de Conférence RACINES 19

 

Conf 19

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19 novembre 2011

ECLAIREUR DE NICE le 16 novembre 1918

Ordre du jour du Maréchal FOCH

Copie de ECL17NOV1918-foch

 

ECL17NOV1918-foch

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11 novembre 2011

POEME : A LA FRONTIERE

de Léon BOURRIER
La guerre 1914-1918 en rimes

detente


A LA FRONTIERE

On chantait ce soir-là non loin de la frontière :
Jour de fête pour tous, donc un peu de répit ;
Les hommes au repos ne portaient pas l'habit
Qu'ils endossent parfois pendant l'année entière.

Longeant à pas feutrés la sente forestière,
Des malfaiteurs émus par ce refrain subit
Ralentirent leurs pas qu'Eole interrompit,
Et reprirent le chant de façon point altière.

Ils venaient de comprendre et de s'apercevoir
Qu'ils avaient devant eux leurs frères du devoir ;
Les deux camps mettaient fin à des heures trop graves.

Personne n'eut besoin de crier : "Halte là !"
Gendarmes et voleurs signaient "la paix des braves",
Chacun disait à l'autre "Enfin, te revoilà !"

Non loin de la frontière on chantait ce soir là...

 

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03 novembre 2011

Le XVe corps se raconte, version 2011

Voici les Expos, conférences et animations prévues pour la commémoration du 11 novembre 2011

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MARSEILLE (13) LE JEUDI 10 NOVEMBRE  à 18H30
Auditorium des AD 13
Jean-Marie GUILLON et Jean-Yves LE NAOUR
"La légende noire des soldats du Midi"

ConfMarseille2011

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ENTRAIGUES SUR LA SORGUE (84) du 11 au 13 NOVEMBRE, salle des fêtes

VENDREDI 11 NOVEMBRE, 10H30 déflé avec la participation des "Poilus du Vaucluse"
DSCN3460

SAMEDI 12 NOVEMBRE 16H30
CONFERENCE "A LA RECHERCHE DE SES AIEUX 1914-1918" avec Thomas GROBON

69589388_____________________________________________________________________________________

 FORCALQUIER (04), dans la salle des Métiers du Livre

le lundi 14 NOVEMBRE à partir de 17H30

"L'AFFAIRE DU 15e CORPS D'ARMEE"
Conférence de Maurice Mistre


AfficheMaurice2011suivie d’une discussion à propos de l’édition des
témoignages sur la Grande Guerre aux éditions
C’est-à-dire, avec Francis Barbe, Emmanuel Jeantet
Entrée libre, tél. 04 92 74 87 11

-:-:-:-:-

le mardi 15 NOVEMBRE à partir de 17H30

RENCONTRE avec Francis BARBE

auteur de "Et le temps, à nous, est compté. » Lettres de guerre d'Albert Marquand (1914-1919)

Cette rencontre sera suivie d'une présentation de l'édition des témoignages sur la Grande Guerre
réalisées par les Éditions C'est-à-dire.

confrancis2011

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01 novembre 2011

1er novembre Toussaint

douleur de la separation

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11 septembre 2011

Commémoration à Riche

Merci à José, qui nous tient fidèlement informés des commémorations dans le Pays du Saulnois.

Bidestroff, Dieuze et toute cette région du Saulnois, ont connu les terribles combats d'août 1914, au cours desquels les troupes du XVe Corps, ont été décimées.

La population locale n'oublie pas, et cette année encore, la ville de Riche, où sont inhumés la plupart des nos poilus du Midi, a commémoré ces évènements vieux de 97 ans, mais encore bien ancrés dans les mémoires.

Le Républicain Lorrain du 10 septembre 2011

numérisation0002Et pour former les jeunes au culte du souvenir

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04 septembre 2011

Un Livre : COMBATS AVEC TES DEFENSEURS

De MoniqueB -

Titre :    COMBATS AVEC TES DEFENSEURS
                guerre 1914
                Chronique dun chasseur alpin               

Auteur :  Mme Andrée AMBLARD-BABOU
            
Imprimerie CIAIS S.A., Nice

Année  : pas précisée

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Tous mes remerciements à mon ami Roger Cotton qui m'a signalé et prêté cet ouvrage, pas très connu, mais qui m'a beaucoup intéressée.

 Ambard-a

Lorsqu'en 1975, à la mort de son père, Andrée AMBLARD-BABOU reçoit son carnet de route et des photographies prises durant la guerre de 1914, elle ne s'y intéresse pas immédiatement.
Mais quelques années plus tard :

"A une époque tourmentée, où le Français a perdu tous les beaux sentiments qui en faisaient sa fierté, où le civisme est mort et les Commandements piétinés, j'ai lu une à une ces pages pleines de patriotisme, et de foi en Dieu. En conclusion, j'ai regretté de les avoir enterrées, en même temps que celui qui avait vécu ces heures d'angoisse.
Je vous invite à me suivre dans un vertigineux saut rétrograde ... Nous y rejoindrons Alexandre BABOU, né le 14 mars 1886 à Lézignan (Aude).
En 1914, il était marié, papa de trois enfants.
Il habitait Marseille où il faisait la profession de cuisinier."

En 151 pages, Mme Amblard nous fait découvrir  les feuilles de route tenues quotidiennement  par Alexandre BABOU, sergent au 63e bataillon de chasseurs alpins, du jour de la mobilisation au 21 août 1915.

"16 août : 
 Le bataillon part ce matin pour Mandelieu, petite localité près de La Bocca.Jusqu'à ce jour, nous pensions qu'on nous réservait pour aller sur la frontière italienne. On ignorait encore quelle serait l'attitude de l'Italie, alliée de l'Allemagne et de l'Autriche. Déjà, des bataillons de chasseurs s'étaient rapprochés de cette frontière. Nous sommes heureux de quitter Grasse. C'est la pemière étape vers l'ennemi. Nous croisons sur la route, des troupes en déplacement. La pluie se met de la partie : nous sommes trempés. Malgré le temps et la longueur de l'étape, il n'y a que peu de traînards. A ma compagnie, la 7ème, il n'y en a qu'un ! A Mandelieu, nous sommes cantonnés à un kilomètre du village, dans le pavillon du Golf Club. Le cantonnement, à proximité de la mer, est très bien. Aussi, malgré la défense qui a été faite, nous allons y prendre des bains. Nous allons aussi à la Napoule, pêcher des moules"
Ambard-b

26 août 2011

Jules DEYME de Lançon, parcours de guerre 2/2

Ce texte appartient à son auteur et ne peut être reproduit sans son accord

                   Jules DEYME, de Lançon, Bouches du Rhône,
parcours de guerre 1914-1918
(suite)

Jules Deyme

Ce récit a été écrit par Pascal CHAUVY, son petit-fils

Deuxième partie : 298e RI

Jules Deyme passe ainsi au 298e RI le 7 juillet 1916.

Le 298e participe à l'attaque du fort de Vaux le 24 octobre 1916.
Il est dans les Vosges de juillet à septembre avant de revenir à Verdun.

1917. Meuse : Rouvrois, tranchée du Tumulus, moulin de Rolaincourt. Vosges : Saint Dié, Laveline et  Saint Rémy.

En juin, dans la région de Pierrefitte, des pétitions circulent au sein du régiment pour demander de ne plus remonter aux tranchées.  
Jules Deyme, qui était alors caporal, est cassé de son grade, remis 2ème classe le 20 juillet 1917.
Motif : "a pris part à une manifestation collective en signant une pétition".

Retour à Verdun au mois de juin : Mort-Homme, Croix de Fontenoy, bois Bourru, bois Bouchet, cote 344.

BOISBOURRU

 

"Le régiment doit relever à la cote 344 le 3e tirailleur qui vient de prendre les pentes nord de la cote 344.
Il a pour mission d'effectuer l'organisation défensive du terrain conquis.  
La relève commence dans la nuit du 2 au 3 ; le 4 le régiment occupe les positions suivantes :

4e bataillon en pemière ligne à droite,
5e bataillon en première ligne à gauche,
6e bataillon en réserve au ravin de Vaudoine,
P.C. Colonel Caïne
Le travail d'organisation commence et se poursuit sans répit. La dévastation du terrain est effroyable ; l'ancienne première ligne a été complètement bouleversée par notre artillerie lourde : il n'existe plus aucun abri. Il faut donc tout créer et ceci sous le bombardement de l'ennemi qui gêne l'oeuvre de reconstitution.
La rigueur de l'hiver augmente encore les souffrances physiques des hommes ; le ravitaillement se fait souvent au prix de grandes difficultés, l'ennemi bombardant toutes les nuits le ravin de Vaudoine qu'il empoisonne par ses obus toxiques. Nombreux sont les cas de gelures aux pieds. Afin d'adoucir la situation des troupes en première ligne le mode d'occupation du secteur change à partir du 11 décembre : un seul bataillon est en première ligne, un 2ème en réserve, au ravin de Vaudoine, le 3ème à Verdun ; les trois bataillons permutent tous les sept jours.
Dans la nuit du 7 au 8 janvier, le régiment est relevé".
Historique du 298e RI (Anonyme, Imp.Maurice Soucher, 1921) retranscrit par Benoit Izabelle

1918 : Jules Deyme est renommé caporal le 20 février.
On le trouve affecté à la 22e compagnie jusqu'à la fin de la guerre.

Argonne de février à juin : La Harazée, la Fille Morte.
"Le 6 avril, vers 14 heures, l'ennemi bombarde violemment le quartier de la Fille-Morte par obus explosifs et toxiques. Le lendemain, vers 7 heures, l'ennemi déclenche un violent tir d'obus et de torpilles sur le même point, particulièrement sur la compagnie de gauche. Après une heure de préparation, l'ennemi tente sans succès un coup de main sur nos postes avancés".
Historique du 298e RI (Anonyme, Imp.Maurice Soucher, 1921) retranscrit par Benoit Izabelle

CHALADE

Jules Deyme est cité une première fois à l'ordre du régiment le 11 avril 1918 : "au front depuis le début a exécuté avec sang-froid et ardeur l'ordre qui était donné à sa fraction de prendre de nouveaux dispositifs de combat sous un violent bombardement".

Oise puis Aisne en juillet-août : la Ferté-Milon, ferme Parchy, ferme Vareille, ferme du Triangle, ferme Grisolles, Coincy, bois de la Pelle à Four.

Offensive du 18 juillet 1918 de Latilly au bois de Saponay.

Le 22 juillet, deuxième citation à l'occasion de l'attaque en direction de Coincy :
citation à l'ordre du régiment du 11 août 1918 : "Excellent caporal, sang-froid remarquable, brillante conduite à l'assaut des positions ennemies le 22 juillet 1918".

Le général Pétain, qui a rencontré le 298e RI sur la route, adresse au Colonel, le 7 septembre 1918, la note suivante :
"Le Général en Chef a longé le 5 septembre dans la région de Pierrefonds une colonne appartenant au 298e régiment d'infanterie et faisant mouvement dans le plus grand ordre.
L'attitude des unités au repos derrière les faisceaux alignés au bord de la route complètement dégagée, la bonne tenue et la régularité de marche des équipages, la correction de salut des cadres, le regard droit et clair des hommes donnaient l'impression d'une troupe disciplinée, animée du meilleur esprit, confiante en ses chefs et fière d'elle-même.
Le Général en Chef exprime sa satisfaction au Lieutenant-Colonel Gendre, commandant le 298e régiment d'infanterie, et au Chef de Bataillon Le Verger, commandant les éléments rencontrés".  "Signé : PETAIN"

Le 9 septembre, le régiment apprend qu'il est cité à l'ordre de la VIe Armée et que la fourragère lui est accordée : "Engagé le 21 juillet dans la bataille dans des conditions très difficiles, le 298e RI, sous les ordres du Lieutenant-Colonel Gendre est entré résolument dans la lutte, a mené le combat en première ligne pendant douze journées très dures avec un entrain et une ténacité croissant avec les obstacles rencontrés ; a progressé pendant 20 kilomètres, a fait 120 prisonniers, pris 14 canons et 80 mitrailleuses et a ainsi montré dans les premières opérations offensives auxquelles il prenait part qu'il était dans l'attaque un élément d'élite".
Historique du 298e RI (Anonyme, Imp.Maurice Soucher, 1921) retranscrit par Benoit Izabelle 

Belgique en octobre-novembre : "Le 21 octobre, à minuit, à la faveur d'un tir rapide d'aveuglement sur Ham,la section Fraysseix franchit la Lys sur deux radeaux. Malgré les feux de mitrailleuses qui battent les rives plates de la rivière, elle se porte rapidement sur Ham dont elle s'empare. Une passerelle de radeau permet de renforcer rapidement la garnison ; à 3heures 45, la 22e compagnie, une section de mitrailleuses et un peloton de la 2e compagnie sénégalaise occupent Ham".
Historique du 298e RI (Anonyme, Imp.Maurice Soucher, 1921) retranscrit par Benoit Izabelle 

Jules Deyme est cité une dernière fois à l'ordre du régiment le 12 novembre 1918 :
"Gradé énergique. A assuré la liaison d'une manière remarquable et dans des circonstances difficiles".

"Le 6 novembre, le 298e va cantonner dans la région de Gotthem. Dans la nuit du 10 au 11, il quitte ses emplacements pour se porter dans la région de Marolles devant participer à une attaque sur l'Escaut. Il apprend dans la nuit l'éclatante victoire de nos armées".
Historique du 298e RI (Anonyme, Imp.Maurice Soucher, 1921) retranscrit par Benoit Izabelle 

Le 298e RI est rassemblé une dernière fois sur la place de Ruyssellede, en Belgique, le 24 février 1919.

Jules Deyme est reclassé comme employé de la Compagnie PLM à Salon après sa démobilisation.

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                                                                                                   Jules et Celina Deyme

En plus de quatre ans de combats en première ligne, il n'a jamais été blessé malgré les mitrailleuses, les bombardements, les gaz, les grenades, les lance-flammes.  
Il a participé à trois des plus grandes phases du conflit : la bataille des frontières en 1914, la bataille de Verdun en 1916 et la contre-offensive alliée du 18 juillet 1918.

Il sera décoré de la Médaille Militaire par décret du 3 mars 1932.

Il décède à Aubagne le 23 août 1973 à l'âge de 86 ans d'un arrêt cardiaque.

Décorations : Médaille Militaire, Croix de Guerre avec trois citations, Médaille de Verdun, Médaille interalliée, Médaille d'Honneur des Chemins de fer.croixdeguerre

 

                                                                                                  

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21 août 2011

Jules DEYME de Lançon, parcours de guerre 1/2

 Ce texte appartient à son auteur et ne peut être reproduit sans son accord

                   Jules DEYME, de Lançon, Bouches du Rhône,
parcours de guerre 1914-1918

 Jules Deyme

Ce récit a été écrit par Pascal CHAUVY, son petit-fils
qui a réussi, en glanant dans les archives familiales et publiques, a reconstituer le parcours de ce grand-père qu'il a connu dans sa petite enfance et qu'il  a toujours admiré.
Nous le remercions d'avoir choisi le Blog des Midis pour le publier.

Première partie : 111e RI

Jules DEYME est né le 4 novembre 1887 à Lançon. Il exerçait la profession de cultivateur et était titulaire du certificat d'études primaires.
Il mesurait 1 mètre 61 avait les cheveux châtains et les yeux bleu clair.

Son parcours pendant la grande guerre a été établi à partir de son livret militaire, du "Détail des états de services et mutations diverses" relevé aux Archives Départementales des Bouches-du-Rhône et de ses citations.
Il est illustré de passages relevés sur Internet qui replacent notamment ces dernières dans leur contexte.
Je n'ai aucun renseignement sur son affectation au sein du 111e régiment d'infanterie.
Les extraits relatent les combats auxquels Jules Deyme a très probablement (111e) ou certainement(298e) participé.

A l'issue du service militaire effectué au 111e RI de 1907 au 25 octobre 1910, un certificat de bonne conduite lui a été accordé.
Sur son livret militaire : "a accompli comme ordonnance d'officier monté une période d'instruction du 11 juin au 8 juillet 1909. A obtenu la mention Bien".

111RI-Toulon
Il effectue une période d'exercices du 24 août au 14 septembre 1912 inclus.

Le 30 avril 1914, il épouse Célina Farnarier.

Il est rappelé à l'activité par décret de mobilisation générale du 1er août 1914 et arrive au corps le 2 août 1914.

1914. Bataille des frontières. Le 111e RI est engagé en Lorraine à Moncourt, au bois du Haut de la Croix, à Gelucourt, Dieuze et Bidestroff, puis à Verdun au bois des Forges, au Mort-Homme, à Béthincourt, à Raffécourt, dans la forêt de Hesse, à Avocourt et dans le bois de Malancourt.

"Le 111e RI a quitté Antibes le 9 août 1914. Le 11 août il débarque à Diarville (Meurthe et Moselle).
Le régiment est engagé le 14 août 1914 dans le combat de Moncourt, l'artillerie ennemie tire dans le flanc des troupes d'attaque et cause des pertes sensibles... C'est au cours de l'assaut de ce village que les hommes prennent conscience que la guerre ne sera pas l'affaire de corps à corps, mais de puissance de feu :
"Des fantassins ennemis, nul n'en vit en ce jour du 14, pas plus que d'artilleurs. D'où partaient ces balles qui fauchaient nos rangs ? Où s'étaient enfouies ces batteries dont les obus creusaient en bouillie les malheureux qu'ils atteignaient ? Rien. On ne voyait rien".

Le 19 août 1914, c'est la montée des 111e RI d' Antibes, 112e de Toulon et 141e de Marseille sur Bidestroff, sous un déluge d'obus et de balles... Le 111e RI a pour objectif la cote 230 au nord du moulin de Bidestroff, et longe le ruisseau nord du canal des Salines.
Sous le bombardement, les biffins se plaquent au sol, formant la tortue, leur barda sur leur tête  pour se protéger des marmites puis bondissent en avant.
Le 111e RI s'en va occuper la ferme Wolfert, à droite.
Le 20 août 1914, encouragée par un brouillard qui règne sur tout le champ de bataille, débute la grande contre-attaque allemande. Dès la pointe du jour, la fusillade et la canonnade recommencent.

En position sur 2 kilomètres entre Bidestroff et Wolfert, le 111e RI ne reçoit pas l'ordre de repli puisque ses agents de liaison envoyés aux nouvelles ne sont pas revenus. Cernés par l'ennemi, peu d'hommes réussissent à s'enfuir.

Après 3/4h de résistance, les débris du 111e RI se retirent du côté de Zommange qui est violemment bombardé par l'artillerie ennemie, puis  l'artillerie française. Le 24e BCA tente de résister. Ses hommes, à bout de force, retrouvant en chemin des fantassins égarés, se replient au sud de l'étang par Assenoncourt et Gélucourt. 
Toute la plaine de Dieuze est soumise à un feu formidable d'artillerie, d'infanterie et de mitrailleuses de l'ennemi qui est déjà au moulin de Bidestroff...
Le 111e RI dénombre 121 tués à Moncourt et 262 tués à Dieuze soit 383 morts.


1915. Le 111e reste à Verdun tout au long de l'année ; dans la forêt de Hesse, Avocourt, dans le bois de Malancourt et aux RIeux.

PN30MAR1916-carte304

1916. Bataille de Verdun. Les Rieux, bois de Malancourt.
C'est  dans ce lieu qu'une offensive allemande anéantit le 111e RI le 20 mars 1916.

En avril-juin, le 111e est à Carlspach en Alsace.  

Le régiment est dissous en juillet et ses soldats sont répartis dans les régiments de la 63e division : 216e, 298e et 305e RI. Le 111e a la particularité d'être le seul régiment d'infanterie d'active à avoir été dissous pendant la Grande Guerre. Les raisons de cette dissolution n'ont toujours pas été  éclaircies.

111RI-dessin-b

Jules Deyme passe ainsi au 298e RI le 7 juillet 1916 (ordre 19319 du 26 juin 1916 du général commandant en chef).

                                                                                                        ./... à suivre

 

 

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11 août 2011

LAGARDE 11 août 1914

Une pensée pour nos poilus du Midi,
tombés à Lagarde (Lorraine annexée) 
le 11 août 1914

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