Sur les traces des "Midis" du XVe Corps - guerre 1914-1918

20 août 2016

PAS DE FLEURS POUR LES SOLDATS DU XVe CORPS

En ce jour de l'anniversaire de la bataille de Dieuze qui a coûté tant de vies à nos soldats du Midi...

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La Provence 20 août 2016

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27 juillet 2016

« De Forcalquier à Metzeral ». Carnet et lettres d'un chasseur alpin (1914-1915)

 


NOTE DE L'EDITEUR POUR CEUX QUI ONT COMMANDE L'OUVRAGE :
http://lesmidi.canalblog.com/archives/2016/03/15/33519134.html
Vous avez souscrit au livre « De Forcalquier à Metzeral ». Carnet et lettres d'un chasseur alpin (1914-1915) et nous vous en remercions.
Vous devez vous étonner à juste titre de ne pas avoir encore reçu l'ouvrage et nous vous devons quelques précisions.
Entre le projet de départ (édition critique de la correspondance de Joseph Barjavel) et l'état actuel du futur livre, bien des découvertes archivistiques imprévues se sont produites. Nous n'allons pas les décrire ici (vous les découvrirez livre en main), mais elles ont nécessité un travail rédactionnel beaucoup plus conséquent, avec en particulier une postface qui développe précisément (tout en restant grand public) des thèmes qui sous-tendent les lettres de Joseph Barjavel.
C'est donc un livre un peu plus ambitieux qui vous sera proposé et nous vous demandons donc encore un peu de patience (jusque début septembre) pour le découvrir. Nous sommes convaincus que ce témoignage sur la Grande Guerre méritait ce surplus de recherche historique.
Nous nous excusons d'avance pour tous ceux qui auraient aimé l'avoir dans leur valise de vacances…
Nous vous rappelons que les chèques de souscription ne seront encaissés qu'à la parution du livre.
N'hésitez pas à diffuser le bulletin de souscription ci-joint afin d'enrichir le nombre (encore trop réduit) des souscripteurs
Nous vous remercions d'avance pour votre compréhension.
Bien cordialement,
Emmanuel JEANTET
Éditions C'est-à-dire
Maison des métiers du livre
4, avenue de l'Observatoire
04300 Forcalquier
Tél 04 92 74 87 11

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20 mars 2016

20 mars 1916 - 111e R.I. au bois de Malancourt

Ce texte est la propriété de son auteur- La reproduction n'est pas autorisée
De Maurice MISTRE-RIMBAUD -Des républicains diffamés pour l'exemple, 2004 -La légende noire du 15e corps, 2008 

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Il y a cent ans, le 20 mars 1916, les Allemands attaquent le bois de Malancourt-Avocourt, au N.O. de Verdun, rive gauche de la Meuse qui est tenu par le 7e Génie d'Avignon, le 111e régiment d'infanterie d'Antibes, le 258e R.I. d'Avignon et le 106e R.I. Territorial de Bourgoin.

 

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 Jean Nardou, capitaine du 111e R.I. raconte :
" A 7h00, un bombardement très violent commence (grosses torpilles et engins de tranchées de toutes sortes) sur nos tranchées de première série et petits postes ; obus de gros calibres sur les deuxième séries et boyaux.
Vers 9h00 j'envoie à mon chef de bataillon la communication suivante par un planton : "Les tranchées sont détruites, les abris démolis ou bouchés ; le téléphone, le bureau sont en miettes, la poudrerie a sauté, mes papiers sont détruits, la situation me paraît très critique". Le bombardement a continué avec une intensité de plus  en plus grande et est devenu d'une violence inouïe après 15h00. A partir de ce moment , tout mouvement dans les tranchées et boyaux était impossible, tant le bombardement était grand. Un peu avant 16h00, les Allemands ont lancé des liquides enflammés sur plusieurs petits postes qu'ils ont également fait sauter à la mine et ont profité de la fumée noire et épaisse qui se dégageait pour s'approcher de nos tranchées qu'ils ont attaquées de revers et de face à l'aide de grenades, pendant que leur bombardement continuait."  (note de Olivier G.)

Joseph Long, brancardier au 111e  R.I. -atteint le lendemain en relevant les blessés et décédé le 22 mars- note dans son carnet: "Lundi 20 mars - beau temps. Forte canonnade. Le soir les boches attaquent le bois de Malancourt avec du liquide enflammé. Ils prennent le bois, deux bataillons du 111e prisonniers, presque tout le 258e, le général de brigade, les colonnels des deux régiments, tout l'état-major de la brigade... Tout compris environ 3000 hommes. Il y en a aussi du 106e et des artilleurs".  (note de Stéphanie A.)

Jean Rebufat du Génie de la 29e D.I., écrit dans une lettre énigmatique non censurée (!), le 23 mars : "que de choses j'aurai à vous raconter et de bien pénibles. Vous rappelez-vous les articles de Gervais sur Le Matin au début de la guerre, bien aujourd'hui, je sais de quoi il en retourne... Deux compagnies du 141e s'étaient débinées". Or le 141e n'est pas dans l'action, et c'est lui qui contre attaque le 22 ! (note de Jérôme P.) Archives du Var

Bilan 20 mars 1916

 

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Pour notre part, nous n'avons retrouvé dans les archives de la Croix Rouge, que 1143 prisonniers incarcérés  à Giessen et 919 à Darmstadt.

Scandale ! Les Provençaux se sont encore déballonnés ! Sempiternelle antienne. Le général Pétain rapporte à Poincaré "qu'il savait que le régiment qui tenait le bois d'Avocourt n'avait pas bon esprit, mais qu'il n'a pas voulu le déplacer pour ne pas donner une prime à la lâcheté."

Mais le chef de bataillon Caucanas du 111e qui était déjà à Dieuze, écrit le 19 avril : "il y a eu également erreur du commandant de la brigade, des modifications fâcheuses aux consignes données précédemment. Mais le commandement ne reconnaît jamais ses fautes. On rejette toujours tout sur ceux qui exécutent les ordres." (note Olivier G.)

Une fois encore on chargera les soldats du Midi (fraternisation ou défection) mais pas la hiérarchie Brumm (Brigade), Salins (Division), Alby (Corps), Pétain (Armée) (tactique, organisation, consignes, roulement, etc...)

Après cette malheureuse affaire, le 258e est dissous le 4 avril 1916 et le 111e R.I., le 28 juin. Son drapeau fut renvoyé comme une "estrasse" au dépôt d'Antibes.

 

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Merci à Olivier G et Philippe B pour cette image

 

Ostracisé, ce symbole attendra le 3 mai 1922, pour intégrer la place qui lui est due, aux Invalides,  à côté de tous les autres de 1914/18.

Eclaireur de Nice 4 mai 1922

 

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15 mars 2016

UN LIVRE EN SOUSCRIPTION

 

Un nouvel ouvrage aux Editions C'est-à-dire
Souvenirs de guerre de Joseph BARJAVEL du 23e B.C.P.

Originaire de Forcalquier, dans les Alpes de Haute-Provence, Joseph Barjavel, sergent au 23e bataillon de chasseurs alpins de Grasse a tenu une correspondance avec ses proches et emporté avec lui un petit carnet sur lequel il a écrit ses impressions du début de la guerre. Avec des mots justes, il raconte ....

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BON DE SOUSCRIPTION

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POUR EN SAVOIR PLUS : cad-editions@orange.fr

 

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21 février 2016

LA BATAILLE DE VERDUN

Souvenons-nous,
Bataille de Verdun:
21 février 1916- 19 décembre 1916
300 000 pertes

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12 février 2016

Un livre : PENSEZ A NOUS DANS VOS FETES DU COEUR

 

De MoniqueB

Titre :    PENSEZ A NOUS DANS VOS FETES DU COEUR !

             Un Corse au coeur de la grande guerre

Auteur :  Marie Guerrini

Editeur : Albiana, juin 2014

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Ce livre a été écrit pour lui…

Lui, c’est Philippe, poilu de 14 à 18, quatre ans de guerre, une jambe en moins, dix jours avant l’Armistice.

Toute sa vie il s’est tu. Il n’a jamais rien dit, ne s’est jamais plaint. La censure, celle de l’armée qui ordonnait de se taire, ça, c’était pendant la guerre. Après, après… C’est que, voyez-vous, ça ne se fait pas de se raconter, ce serait comme se plaindre. Pourtant avec sa jambe en moins et ses autres blessures, c’était difficile. C’est que, voyez-vous, ça ne se fait pas d’évoquer la mort des gens, ce serait comme se vanter d’avoir soi-même tué. Philippe, il a 90 ans. La mort pointe sa faux. Il ne la craint pas, n’a pas peur, la regarde arriver. Ce n’est pas difficile, il est comme ça, c’est tout, il ne regrette rien. Parce que, voyez-vous, « un homme ça s’empêche », c’est digne. Seulement le jeune homme qu’il fut, et qui a tout perdu, ne veut pas être oublié. Il revient, avec la force et la passion de la jeunesse, le bonheur de la vie de ce temps-là, avec ses projets et ses rêves, le feu dans le sang et l’amour aux lèvres. Avec retenue, avec lucidité, il dit ce que la guerre a fait de sa vie, de la vie de sa famille, de lui. Alors, écoutez-le, ne le censurez pas comme les généraux cacochymes. Lisez ce livre. Il ne raconte pas la guerre. Il dit comme c’est difficile, dans la tourmente, de simplement rester un homme. Il dit que c’est pourtant ça et seulement ça qui peut sauver le monde.
Écoutez la voix du 2e classe Philippe Leccia.

Les livres sur la guerre 1914-1918 sont légion, mais peu ont été écrits par une femme.

Marie Guerrini, qui a longtemps fréquenté notre forum du 15e corps, a mis tout son coeur dans ce premier roman  et nous présente la vie militaire de son grand-père avec beaucoup de sensibilité et de respect.

POUR EN SAVOIR PLUS :

Un très bel hommage sur cet ouvrage :

http://vivrelivre19.over-blog.com/2014/09/1914-1918-pensez-a-nous-dans-vos-fetes-du-coeur-roman-d-un-poilu-corse-marie-guerrini.html

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26 janvier 2016

Une conférence à Draguignan

Maurice Mistre, intarissable sur le sujet, propose une nouvelle conférence sur "les dommages collatéraux de l'affaire du 15e corps".

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11 novembre 2015

Une "allée du XVe corps d'armée" à La Turbie (06)

Le 11 novembre 2015, à 11h, une "allée du XVe Corps d'Armée" a été inaugurée à La Turbie (06).

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C'est la 19e ville  (17 dans le Midi et 2 en Lorraine) à avoir pris la décision d'honorer la mémoire des soldats de notre région, injustement discrédités lors des combats du 20 août 1914.

 

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Un panneau expliquant la "légende noire du XVe corps" permettra aux passants de connaître les détails de cette triste affaire.

 

 

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01 novembre 2015

Poème : POUR LE JOUR DES MORTS

Henri de Régnier
1864-1936

POUR LE JOUR DES MORTS

O vous qui, dans les plis déchirés du drapeau,
Dormez en un linceul aux couleurs de la France,
Vous qui, les yeux fermés, goûtez le grand silence
Et, face à l’ennemi, mourûtes, le front haut ;

Paix à vous que la guerre a frappée du fléau,
Héroïque moisson d’audace et de vaillance !
Ce jour de souvenir, de deuil et d’espérance
Est votre jour, inclinons nous. Ce jour est beau.

A vous, fils belliqueux de la Patrie en armes,
Nous n’apporterons pas de regrets et de larmes ;
Devant vous nos genoux ne doivent pas plier.

C’est debout qu’il convient de vous porter envie,
Car, lorsque l’on repose à l’ombre du laurier,
La Gloire fait la Mort plus belle que la vie.

 Novembre 1914

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20 juin 2015

Le carré militaire de Beaulieu s/Mer -06

Nul n'est prophète en son pays.... 
Suite à une demande de photo de tombe sur un forum, j'ai été très surprise d'apprendre qu'il y avait un carré militaire à Beaulieu sur Mer.

Une première visite du cimetière local, bâti en flanc de colline,  s'avère infructueuse.
Aucun coin réservé avec des croix blanches... rien qui ressemblerait à un carré militaire.

Renseignements pris auprès de la Mairie, je retourne sur les lieux et découvre au fond d'une longue allée  "le carré" qui est en fait une grande tombe collective . Un macaron du Souvenir Français indique l'emplacement.

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Sous la pierre tombale reposent 18 corps :

Guerre 1914-1918 :  17 corps
- 14 soldats nés hors département, décédés dans les hôpitaux temporaires de la ville
-  2 enfants du pays  (retour de corps)
-  1 militaire décédé en son domicile de Beaulieu


Guerre 1939-1945:   1 corps
- 1 enfant du pays (retour de corps)

 

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- BERTAUD Sébastien Louis, soldat à la 7e Cie du 61e R.I.,
  né le 12/07/1890 à Barbentane (13)
  Mort pour la France le 22/09/1914 à Beaulieu (Hôtel des Anglais)

- BODIN  (Augustin) Auguste Lucien, soldat à la 24e Cie du 313e R.I.,
  né le 18/09/1887 à Contres (41)
  Mort pour la France le 16/11/1914 à Beaulieu (Hôtel Bristol)

- CAZALIS Jean Maurice, soldat à la 12e Cie du 84e R.I.,
   né le 14/02/1882 à Ste Gemme Martaillac (47)
  Mort pour la France le 10/12/1916 à l'hôpital n°27 de Beaulieu s/Mer

- CHALDOREILLE Felix Jean, soldat à la 24e Cie du 311e R.I.,
  né le 14/11/1878 à St Etienne du Valdonnez (48)
   Mort pour la France le 16/10/1918 à l'hôpital de Beaulieu s/Mer

- DALBERA François Felix, soldat à la 3e Cie du 46e R.I.
  né le 16/09/1891 à Nice
  Mort pour la France le 14/05/1916 à Vauquois (55)

- DESSERTAINE Jean Marie, 2è classe à la 19e Cie du 210e R.I.,
  né le 02/07/1893 à Vaux en Pré (71)
  Mort  pour la France le 21 avril 1915 à l'hôpital n°27 de Beaulieu s/Mer.

- GEOFFROY Adrien Armand, soldat à la 1ère Cie du 45e R.I.,
  né le 15/11/1892 à Ste Croix de St Lô (50)
  Mort pour la France le 09/02/1917 à l'hôpital n°27 de Beaulieu s/Mer

- LABBE Marius, soldat à la 10e Cie du 55e R.I.,
  né le 23/02/1885 à Villefranche s/Mer (06)
  Mort pour la France le 11/10/1918 à Retheuil (02)

- LE COEDIC Léopold, soldat à la 6e Cie du 128e R.I.,
  né le 28/07/1880 à Bonnières (78)
  Mort pour la France le 19/12/1914 à l'hôpital temporaire n° 27 Beaulieu

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- NOYERIES Louis Gonzague Ferdinand, 2è classe à la 11e Cie du 61e R.I.,
  né le 03/02/1880 à Tournon (07)
  Mort pour la France le 08/10/1914 à Beaulieu hôtel des Anglais

- RIANT Louis Alexandre Jules, 2è classe à la 1ère Cie du 113e R.I.,
  né le 01/05/1890 à Authon (41)
  Mort pour la France le 03/10/1914 à l'hôpital de Beaulieu (Bristol)

- CORNU Charles Albert dit Georges,
  2è classe au 37e R.I.C.,
  Mort pour la France le 11/10/1918 à l'hôpital Compl. n° 27 Beaulieu

- LANGLOIS Louis Alphonse, soldat à la 6e Cie du 1er R.I.C.,
  né le 23/03/1891 à Paris 5è
  Mort pour la France le 10/01/1915 à l'hôpital de Beaulieu (Anglais)

- LE DRU Jean Marie François, soldat au 1er R.I.C.,
  né le 17/11/1884 à Guerlesquin (29)
  Mort le 09/06/1915 à l'hôpital n°27 de Beaulieu s/Mer

- BARGUEDEN Georges Marie, 2è canonnier au 1er R.A.M.,
  né le 19/03/1891 à Sérignac (29)
  Mort pour la France le 07/09/1917 à Beaulieu Hôp. Comp. n° 27

- CAZALIS Eugène, soldat à la 14e section d'infirmiers,
  né le 17/11/1877 à Baigts (64)
  Mort pour la France le 29/09/1918 à l'hôpital n°27 de Beaulieu s/Mer

- KETZLE Paul Pierre Auguste, sergent au 114e R.I.T.,
  né le 26/12/1874 à Ozoir la Ferriere (77)
  Mort le 26/05/1916 à Beaulieu (domicile)

- DELMEDICO Joseph, 112e R.I.A.
  né le 15/12/1909 à St Jean Cap Ferrat (06)
  Mort pour la France le 21/05/1945 Hôpital Bichat Paris 18è

 

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A partir de 1914 et pendant toute la durée de la guerre, Beaulieu a accueilli des soldats blessés ou malades dans deux de ses grands hôtels transformés en hôpitaux complémentaires :
l'hôtel des Anglais (H.C. n° 27) avenue de la Gare 200 lits,

 

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et l'hôtel Bristol (H.C. n° 28) quai du Midi, 450 lits.

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